PSG-Real Madrid : "de très grands souvenirs"

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PSG-Real Madrid : "de très grands souvenirs"
Bravo, Ginola, Guérin et Kombouaré fêtent le but de la qualification face au Real Madrid, en mars 1993.
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VIDÉO - L'affiche entre le PSG et le Real a déjà donné lieu par le passé à deux affrontements entrés dans la légende.

PSG-Real Madrid, ce n'est pas seulement le choc de la 3e journée de la phase de groupes de la Ligue des champions, c'est aussi une affiche qui a marqué durablement l'histoire européenne du PSG. Dans les années 1990, quand le club de la capitale alignait les demi-finales européennes comme on enfile des perles, il s'est mesuré à deux reprises à la "casa blanca". Le bilan est très nettement à son avantage : quatre matches, deux victoires, un nul, une défaites, et surtout deux qualifications. La première, acquise en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA 1992-93, reste la plus spectaculaire.

Le coup de tête de Kombouaré. Battu 3-1 au match aller par le Real Madrid (avec un dernier but madrilène de... Michel, l'actuel entraîneur de l'OM), le PSG doit l'emporter par deux buts d'écart au Parc des Princes. Placée sur orbite par une tête de George Weah (33e), l'équipe d'Artur Jorge double la mise à la 81e minute par David Ginola d'une demi-volée d'anthologie. Quelques minutes plus tard, Valdo danse avec la défense espagnole pour le 3-0. On croit alors le match terminé. Mais le Chilien Ivan Zamorano arrache le 1-3 dans la quatrième minute du temps réglementaire... Et, alors qu'on semble se diriger vers la prolongation, Antoine Kombouaré surgit dans la sixième minute (!) du temps supplémentaire pour placer sa tête hors de portée de Francisco Buyo. Le Parc est en ébullition et le PSG, en demi-finales de la C3.

Kombouaré offre la qualification au PSG :

Et ce match historique en intégralité... :

Plus de deux décennies plus tard, ce PSG-Real du 18 mars 1993 reste dans toutes les mémoires de ceux qui l'ont vécu, devant leur télé, au stade, et bien évidemment sur le pré. Auteur du but de la victoire, Antoine Kombouaré, actuel entraîneur de Lens, n'a rien oublié des sentiments qui l'ont envahi au moment de sa tête gagnante. "Vous ne vous appartenez plus, j'ai eu le sentiment de flotter, je ne ressentais plus aucune fatigue, il a fallu que je revois les images où je cours comme un fou", concède sur PSGTV celui qui avait également inscrit le but de la qualification au tour précédent, face à Anderlecht (0-0, 1-1). "Il y a George (Weah), Paul Le Guen qui me tapent sur la tête mais je ne sens rien. Apparemment, ils m'ont dit qu'ils m'ont mis des coups et tout... Cette émotion, je ne l'ai vécue qu'une seule fois. Ce sont des émotion terribles. Vous avez l'impression que rien ne peut vous arriver, que vous êtes intouchables. Et puis, il y a surtout l'immense bonheur de voir les gens autour de vous, heureux."

On remet ça. Un an plus tard, au même stade des quarts de finale, mais cette fois en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le PSG et le Real Madrid se retrouvent. Les Parisiens négocient bien mieux le match aller qu'un an auparavant et l'emportent 1-0 grâce à Weah. Mais le match retour sera lui aussi plein de suspense. Emilio Butragueno ouvre le score dès la 20e minute de jeu et c'est cette fois de Ricardo qui permet au PSG de s'en sortir, d'une reprise réflexe du tibia droit (48e).

Le PSG élimine à nouveau le Real en quarts de finale :

Vincent Guérin a joué l'intégralité de ces deux matches. "Pour nous, le Real, ça a été toujours de très grands souvenirs", confie-t-il au micro d'Europe 1. "Ils sont toujours passés à la trappe. Et puis, le match de 1993, il fut extraordinaire, avec un scénario complètement dingue et une ambiance qu'on n'a plus connue par la suite, à part peut-être contre Barcelone (en quarts de finale de Ligue des champions 1994-95). Avec les gens, il y a une empathie qui s'est nouée après ces matches-là." Certes, le choc de mercredi soir n'aura pas la saveur de ces matches aller-retour, mais il viendra quoi qu'il arrive nourrir la légende d'une confrontation qui s'est résumée ces dernières années à deux matches de préparation sans saveur (et deux victoires du Real 1-0).