Mme la ministre, sachez différencier les Ronaldo

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Mme la ministre, sachez différencier les Ronaldo
@ Capture d'écran Youtube/i>Télé
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FOOT - Valérie Fourneyron a confondu le retraité Ronaldo avec la star du Real, Cristiano Ronaldo.

La ministre des Sports s'est mélangé les Ronaldo. Invitée à l'ambassade du Brésil en France, jeudi soir, Valérie Fourneyron a confondu son illustre voisin, Ronaldo Luiz Nazario de Lima, dit Ronaldo, avec Cristiano Ronaldo, que l'on appelle le plus souvent... Ronaldo. "Ce que je vous souhaite pour ce Mondial 2016 avec ce formidable parrain qu'est Cristiano Ronaldo", a-t-elle ainsi déclaré...

"Ce formidable parrain qu'est Cristiano Ronaldo" :

D'abord, on précise à la ministre que le Mondial aura lieu en 2014 et non en 2016 (N'aurait-elle pas confondu avec l'Euro 2016, qui sera organisé en France ?). Et on a décidé ensuite de l'aider à démêler le "vrai" du "faux"  - puisque les puristes considèrent que le "vrai" Ronaldo est le Brésilien - en jouant au jeu des sept erreurs.

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1. La nationalité. C'est la différence qu'a tout de suite soulignée Ronaldo, un brin gêné. "Portuguese", susurre-t-il. La ministre reprend le mot en répondant "je ne vais pas dire porte-parole quand même" (?). Alors, non, pas "porte-parole", mais elle aurait pu dire "brésilien". Car oui, Ronaldo Luiz Nazario de Lima, né à Bento Ribeiro, quartier de Rio de Janeiro, est brésilien (Logique, donc, qu'il se retrouve à l'ambassade du Brésil). Son homonyme, lui, a vu le jour à Funchal, sur l'île de Madère, au Portugal, donc.

2. L'activité. Agé de 37 ans, Ronaldo a pris sa retraite en 2011 après trois saisons aux Corinthians, au Brésil. Cristiano Ronaldo, lui, 28 ans, évolue toujours au Real Madrid. Mais ça, même la ministre doit le savoir.

Pub avec Ronaldo (930x620)

© REUTERS

3. Le physique. Sur les deux Ronaldo, un seul a été surnommé "Gronaldo" au cours de sa carrière : il s'agit du Brésilien, qui a avoué avoir souffert d'hypothyroïdie, une maladie qui se manifeste notamment par une prise de poids (Depuis sa retraite, il avait suivi un régime, ndlr). Le Portugais, lui, est plutôt tendance top model ou/et Musclor, avec pas un gramme de graisse superflue (ci-dessus lors de la présentation de sa ligne de sous-vêtements, à Madrid, photo). Pour résumer, les tablettes de chocolat, l'un les mange, l'autre les a.

Ronaldo avec la Coupe du monde (930x620)

© REUTERS

4. Le palmarès. Certes, ils ont tous les deux remporté le Ballon d'Or (1997 et 2002 pour le premier, 2008 pour le second) et tous les deux porté le maillot du Real Madrid. Mais il y a une toute petite différence entre les deux Ronaldo : l'un, le Brésilien, a remporté deux fois la Coupe du monde (1994 et 2002), dont il est également le meilleur buteur dans l'histoire, avec 15 réalisations (4 en 1998, 8 en 2002 et 3 en 2006). Le Portugais, lui, en est à 2 buts dans l'épreuve, qu'il n'est pas encore assuré de disputer l'an prochain puisque la Selecçao, comme on surnomme l'équipe du Portugal (attention, madame la ministre, avec un "CÇ" car "Seleçao" sans "C", c'est la sélection... brésilienne) doit encore disputer les barrages contre la Suède. Le Ronaldo de jeudi, lui, y sera à coup sûr puisqu'il en est l'un des ambassadeurs.

Les deux Ronaldo (930x620)

© Montage REUTERS

5. La coupe de cheveux. Lors de la Coupe du monde 2002, qui fut un peu la sienne, Ronaldo, de retour d'une longue blessure, s'était fait remarquer par une coupe de cheveux approximative qui, malgré elle, a marqué l'histoire du football : une sorte de houpette fixe sur un crâne rasé. Chez Cristiano Ronaldo, qui soigne légèrement plus son apparence on va dire, le recours au gel est beaucoup plus important.

Ronaldo, avec le Brésil (930x620)

© REUTERS

6. Le poste. Certes, Cristiano Ronaldo a porté le n°9 lors de sa première saison au Real Madrid. Certes, il marque des cargaisons de buts chaque saison. Mais l'archétype de l'avant-centre par excellence reste son homologue brésilien, perforateur de défense, le plus souvent plein axe. Cristiano, lui, est un modèle d'ailier virevoltant, qui recherche autant la beauté que l'efficacité. Avec désormais un 7 dans le dos.

7. La personnalité. Comme beaucoup de Brésiliens, Ronaldo aimait le jeu. Cristiano Ronaldo, lui, aime surtout le je. Sur le terrain, le visage du Brésilien ne se dépareillait jamais d'un sourire de joie. Après ses buts, "CR7", lui, est plutôt un poseur de premier choix. Alors, la prochaine fois, madame la ministre, oubliez "Cristiano" et contentez-vous de dire "Ronaldo" et tout le monde vous comprendra.