Papadakis et Cizeron déjà dans la légende du patinage artistique français

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Papadakis et Cizeron déjà dans la légende du patinage artistique français
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont décroché jeudi soir leur deuxième médaille d'or mondiale.@ Geoff ROBBINS/AFP
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VIDÉO - Le couple tricolore a conservé jeudi soir à Boston son titre de champion du monde de danse sur glace.

Après le succès de Gabriella Papadakis et de Guillaume Cizeron, jeudi soir, dans l'épreuve de danse sur glace des championnats du monde de Boston, Europe 1 vous propose un aperçu des plus grands exploits (dans la durée) de l'histoire du patinage artistique français. Où l'on croise des couples historiques mais aussi Surya Bonaly ou Philippe Candeloro, autres glorieux "cumulards".

Papadakis-Cizeron, deux titres de champion du monde consécutifs. Ils ont à peine dépassé la vingtaine et ils sont déjà dans la grande histoire du patinage artistique français. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont remporté jeudi soir à Boston, dans le Massachusetts, leur deuxième titre mondial consécutif. Jamais aucun autre patineur, patineuse ou couple de patineurs n'avait réussi une telle performance par le passé. C'est dire l'exploit du jeune couple, également double champion d'Europe en titre. Il ne leur manque (déjà) plus que la consécration olympique, qu'ont connue avant eux pour la France Marina Anissina et Gwendal Peizerat à Salt Lake City, en 2002. Papadakis et Cizeron sont d'ores et déjà attendus à Pyeongchang, en Corée du Sud, dans deux ans, en 2018.

Papadakis-Cizeron ont réalisé le programme libre presque parfait, jeudi soir :

Joly-Brunet, deux titres de champions olympiques consécutifs. L'exploit de conserver sa couronne mondiale, même le couple phare des années 1920 et 30, Andrée Joly et Pierre Brunet, ne l'avaient pas réalisé. Mais, à une époque où l'épreuve de danse sur glace n'était pas encore inscrite au calendrier des compétitions (ce sera le cas à partir de 1952), eux avaient réussi un autre tour de force : celui de conserver leur titre olympique. Médaillés d'or en 1928 à Saint-Moritz, en Suisse, ils avaient remis ça quatre ans plus tard, à Lake Placid, aux Etats-Unis. Le couple compte quatre titres de champion du monde à son palmarès (1926, 28, 30 et 32) et dix titres de champion de France. A noter qu'André Joly, future madame Brunet, a également été sacrée championne de France en individuel à dix reprises.

Andrée Joly et Pierre Brunet sur la glace de Saint-Moritz :

Alain Giletti, dix titres de champion de France, cinq titres de champion d'Europe. A eux deux, les deux Alain, Giletti et Calmat, ont dominé le patinage artistique européen des années 1960. Si l'on se souvient du second pour sa grâce sur la glace, c'est le premier qui a le plus beau palmarès, avec notamment dix titres de champion de France, un score que Brian Joubert est venu tutoyer quelques décennies plus tard (neuf titres). Comme le Poitevin, Giletti et Calmat ont tous les deux été champions du monde une fois. Mais Giletti y a ajouté cinq couronnes continentales, contre trois "seulement" pour les deux autres.

Champion d'Europe, Alain Giletti est également sacré champion du monde en 1960 :

Surya Bonaly, cinq titres consécutifs de championne d'Europe. Comme Alain Giletti, Surya Bonaly compte cinq titres européens. Mais la Niçoise les a décrochés consécutivement, entre 1991 et 1995. Malheureusement, celle qui est aujourd'hui entraîneur à Las Vegas, n'a jamais réussi à atteindre le Graal européen (trois deuxièmes places crève-cœur entre 1993 et 1995) et a échoué à trois reprises dans sa quête d'un podium olympique, avec notamment une 4ème place en 1994. Mais depuis son passage chez les professionnels en 1998, le patinage féminin français lui cherche une héritière.

Surya Bonaly réalise son backflip, qui lui fut interdit en compétition :

Philippe Candeloro, deux médailles de bronze olympiques consécutives. Deux patineurs ont réussi à décrocher deux médailles olympiques sur deux Jeux différents, à chaque fois en bronze : Patrick Pera, en 1968 et 1972, et Philippe Candeloro, en 1994 et 98. Car, sur la glace, le natif de Courbevoie ne fut pas seulement qu'un amuseur public. Il a également été un formidable compétiteur. Et, au moment où la concurrence était plus forte que jamais, dans les années 1990, avec le Canadien Elvis Stojko ou le Russe Alexei Urmanov, "D'Artagnan" a réussi à tirer son épée du jeu en décrochant deux médailles olympiques. Il n'a néanmoins jamais réussi à obtenir un grand titre international (2ème des Mondiaux 1994 et des "Europe" 1993 et 97).

Philippe Candeloro décroche le bronze en 1998 grâce à D'Artagnan :