NFL : pourquoi la saison 2016 va être passionnante

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NFL : pourquoi la saison 2016 va être passionnante
La saison 2016 de NFL débute par un remake du dernier Super Bowl (ici Cam Newton), jeudi.@ Ezra Shaw/Getty Images/AFP
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GRAND DÉPART - La saison de NFL démarre jeudi soir avec un remake de la finale du dernier Super Bowl entre les Denver Broncos et les Carolina Panthers.

Sept mois presque jour pour jour après le 50ème Super Bowl qui avait vu la victoire des Denver Broncos sur les Carolina Panthers (24-10), la NFL reprend ses droits jeudi soir. Comme le monde est bien fait, la saison 2016 débute par un remake de cette finale, une première depuis… 1970 ! Avant cet excitant coup d'envoi, Europe 1 vous explique pourquoi cette saison, qui débute jeudi et qui s'achèvera à Houston le 5 février 2017, s'annonce passionnante.

Parce qu'on va guetter le successeur de Peyton Manning. Vainqueur de son deuxième Super Bowl en début d'année, celui que l'on surnommait le "Shérif" a définitivement raccroché son étoile, à 40 ans, et après 18 ans de carrière. Qui pour lui succéder ? Cette question à plusieurs inconnues a déjà une réponse concrète. Les Broncos ont en effet confié leur poste de quarterback au jeune Trevor Siemian, 24 ans, un match de NFL au compteur. A priori, le manager des Broncos, John Elway, lui-même ancienne légende de la Ligue au poste de QB et vainqueur des Super Bowls 1997 et 98, sait ce qu'il fait. Qui pour succéder à Manning au palmarès ? Peut-être bien Trevor Siemian également.

Pourquoi ? Parce que si les Broncos ont remporté le Super Bowl en février dernier, ce n'est pas grâce aux exploits de Manning, "Shérif" tutélaire plutôt qu'autoritaire. Non, les Broncos ont brillé grâce à leur défense, emmenée par leur linebacker Von Miller, qui a prolongé jusqu'en 2021 pour 114 millions de dollars (101 millions d'euros). La mécanique défensive est bien huilée et en NFL, comme dans notre football à nous d'ailleurs, on n'est pas obligé de faire des merveilles en attaque pour gagner. Finalistes malheureux du Super Bowl 50, les Carolina Panthers de Cam Newton (une seule défaite en saison régulière en 2015) auront évidemment soif de revanche.

Parce qu'on attend un Tom Brady gonflé à bloc. Ce sera également le cas des New England Patriots, battus par Denver en finale de conférence la saison dernière. Mais la franchise du Massachusetts va d'abord devoir faire sans son quarterback vedette Tom Brady, qui va purger sa suspension de quatre matches après l'affaire du "deflategate" (Brady avait utilisé des ballons dégonflés face aux Indianapolis Colts lors des play-offs en 2015). Contemporain de Manning, Brady, 39 ans, aura les crocs pour aller chercher un quatrième Super Bowl et redorer une image sérieusement écornée par ce scandale. Il faudra encore que "ses" Patriots réussissent leur premier quart de saison régulière sous la houlette de Jimmy Garoppolo, 24 ans seulement.

Parce que la politique pourrait s'inviter sur les terrains. Colin Kaepernick a peut-être perdu un statut de titulaire aux San Francisco 49ers mais l'on a parlé que de lui lors de la présaison. Le 26 août dernier, le quarterback, finaliste du Super Bowl en 2013, est resté assis lors de la diffusion de l'hymne américain qui précède chaque rencontre de NFL, même de présaison. Le tollé a été évidemment énorme, dans un pays où on ne plaisante pas avec les symboles patriotiques. Kaepernick, élevé par une famille blanche du Wisconsin mais de père biologique afro-américain, entendait manifester son soutien au mouvement "Black Lives Matter", qui a pris de l'écho ces derniers mois après les morts violentes de plusieurs hommes noirs tués par la police.

"Je ne vais pas me mettre debout en l'honneur du drapeau d'un pays qui oppresse les gens noirs et les gens de couleur", a expliqué Kaepernick. Six jours plus tard, "Kap" a cette fois mis un genou à terre, comportement qui a été repris par d'autres, comme la footballeuse Megan Rapinoe. En cette année électorale aux États-Unis, il se pourrait que ce genre de gestes se multiplie. Mais attention, les dirigeants de la NFL n'apprécient guère que la politique s'invite au spectacle…

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