Marussia : Jules Bianchi "a ralenti" avant l'accident

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Marussia : Jules Bianchi "a ralenti" avant l'accident
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F1 - L'équipe russe a réagi avec véhémence aux accusations de plusieurs médias, dont Bild.

Les circonstances de l'accident de Jules Bianchi sur le circuit de Suzuka, au Japon, le 5 octobre dernier, continuent d'alimenter la polémique. Cette fois, ce n'est plus l'absence d'une voiture de sécurité sur la piste qui est pointée du doigt mais les directives que l'écurie Marussia aurait données à son pilote en amont de l'accident. Plusieurs médias, dont le quotidien allemand Bild, ont ainsi affirmé mardi que l'écurie avait demandé à son pilote d'accélérer après l'accident d'Adrian Sutil afin de maintenir derrière lui la Caterham du Suédois Marcus Ericsson.

A ce moment de la course, Ericsson disposait de pneus pluie neufs alors que Bianchi était chaussé de pneus intermédiaires usés. Les deux écuries Marussia et Caterham sont à la lutte en bas de classement du championnat du monde.



Jules Bianchi au GP du Japon (960x640)

"Jules a bien ralenti sous le régime des drapeaux jaunes." Mercredi, l'écurie russe a publié un communiqué dans lequel elle nie farouchement avoir donné la moindre consigne à son pilote. "L'écurie Marussia est choquée et en colère après ces allégations. A un moment où son pilote est dans un état critique à l'hôpital, et que l'équipe a clairement dit que sa priorité absolue était de soutenir Jules et sa famille, elle est très peinée d'avoir à répondre à des rumeurs et des inexactitudes sur les circonstances de l'accident. Mais ces allégations étant totalement fausses, l'équipe n'a pas d'autre choix. Concernant le point 1, Jules a bien ralenti sous le régime des doubles drapeaux jaunes. C'est un fait irréfutable, comme le montrent les données de la télémétrie, que l'équipe a fournies à la FIA (Fédération internationale de l'automobile, ndlr). Lors de la conférence de presse de la FIA qui a eu lieu à Sotchi le vendredi 10 octobre, Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA, a confirmé que l'équipe avait fourni de telles données, que lui-même avait étudié ces données et que Jules avait ralenti", se défend Marussia dans le texte.

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D'après les informations de plusieurs médias spécialisés, la Marussia de Bianchi a été chronométrée à 213 km/h dans la courbe précédant l'accident, contre 215 au tour précédent. De fait, Bianchi a bien ralenti, mais de 2 km/h seulement. Les drapeaux jaunes incitent les pilotes à ralentir mais tous ne le font pas franchement. Charlie Whiting avait d'ailleurs admis à Sotchi que "certains pilotes avaient ralenti plus que d'autres" dans ce fameux virage. Mais seule une voiture de sécurité aurait pu obliger tous les pilotes à ralentir de manière significative.

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"L'équipe ne lui a pas demandé de conduire plus vite." "Concernant le point 2, une copie audio de l'ensemble des communications radio entre Jules et l'équipe, ainsi qu'une retranscription écrite de celles-ci, ont été fournies à la FIA", poursuit Marussia dans son communiqué. "Celles-ci montrent qu'à aucun moment avant l'accident de Jules, l'équipe ne lui a demandé de conduire plus vite et n'a fait aucun commentaire lui suggérant de le faire. L'équipe espère sincèrement que, ces choses étant clarifiées, elle va maintenant pouvoir éviter d'être distraite de ce qui est son premier objectif à ce moment précis, à savoir apporter un soutien à Jules et à sa famille."

Mardi, l'écurie avait publié un communiqué dans lequel elle expliquait que son pilote, toujours hospitalisé à Yokkaichi au Japon, restait dans un "état critique mais stable".

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