JO : Sotchi garde la flamme

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JO : Sotchi garde la flamme
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ROMAN-PHOTOS - La flamme olympique des Jeux d'hiver 2014 a été allumée dimanche, en Grèce.

A un peu plus de quatre mois de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver 2014, le 7 février 2014 à Sotchi, la flamme olympique a été allumée, dimanche, à Olympie, en Grèce. Comme le veut la coutume, une actrice incarnant la Grande Prêtresse a remis symboliquement le flambeau à un athlète, ici le joueur de hockey Aleksandr Ovetchkine, capitaine des Washington Capitals. La torche, qui sera portée par plus de 14.000 personnes, a entamé un parcours d'environ 65.000 kilomètres à travers la Russie pour ce qui constituera le plus long relais de l'histoire. Il passera par plus de 2.900 villes et agglomérations des 83 provinces russes. Symboliquement, le relais sera même assuré dans l'espace en novembre, pour un séjour dans la station spatiale internationale.

Flamme olympique à Olympie (930x620)

© MAXPPP

L'actice grecque Ino Menegaki incarnait la Grande Prêtresse.

Alexander Ovetchkine (930x620)

© MAXPPP

Le hockeyeur Aleksandr Ovetchkine a eu l'honneur d'être le premier relayeur de la flamme olympique.

Cette cérémonie est intervenue quelques jours seulement après la dernière visite du Comité international olympique à Sotchi. Emmenée par le Français Jean-Claude Killy, président de la commission de coordination des Jeux, la délégation du CIO s'est voulue très rassurante sur l'état d'avancée des travaux. Et même mieux que ça. "Tout se passe magnifiquement", a souligné l'ancien champion olympique français. "A quatre mois des Jeux olympiques, Sotchi n'est en aucune manière en retard. Sotchi est en mode opérationnel, de nombreux tests sont effectués ou sont encore effectués, les équipes seront prêtes."

Malgré tout, Killy a reconnu qu'il y avait encore du travail. "Il reste pas mal de travail à faire et chaque minute, chaque heure doit être utilisée totalement", a-t-il insisté. Voilà qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les ouvriers, dont certains, venus des pays voisins de l'Ouzbékistan ou du Tadjikistan, souffrent déjà de conditions de travail précaires.

Sotchi curling (930x620)

© REUTERS

Le Cube de glace, où aura lieu le tournoi de curling, est en instance de finalisation.

Sotchi patinoire (930x620)

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Cette impressionnante patinoire accueillera les épreuves de patinage artistique et de short-track.

Le discours volontiers positif du CIO a de quoi surprendre alors qu'en début de semaine dernière, Sotchi a été frappée par de violentes inondations. Plusieurs tronçons d'autoroute, construits spécialement pour les Jeux olympiques, ont été noyés sous les trombes d'eau, alors que les ouvriers qui travaillaient sur certains sites olympiques ont eu de l'eau jusqu'aux genoux. Sotchi présente ainsi un profil particulier pour une ville qui doit accueillir des Jeux d'hiver : non seulement elle se situe au bord d'une mer (la mer Noire) mais elle dispose également d'un climat tropical humide. L'absence de neige n'est donc pas la seule chose que doivent redouter les organisateurs...

Sotchi inondations (930x620)

© REUTERS

Les autorités ont déclaré l'état d'urgence en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région.

Sotchi inondations (930x620)

© REUTERS

Dans certains quartiers de la ville, les dégâts ont été considérables.

Pour le CIO, ces inondations ont constitué un "fantastique test", insistant sur le fait qu'"aucun dommage" n'était à déplorer sur les sites. En réalité, ces inondations devraient encore alourdir une note d'ores et déjà faramineuse. Les dépenses pour les installations sportives et infrastructures ont déjà été multipliées par cinq pour atteindre la somme de 36 milliars d'euros, soit près de dix fois plus que le coût de la dernière édition des JO d'hiver, à Vancouver. "Nous sommes très fiers de vous", a dit Killy à Vladimir Poutine, dont ce sont un peu les Jeux. "C'est notre réussite commune", a conclu le président russe. Très chère réussite...