Gerrans, la demi-roue de la fortune

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Gerrans, la demi-roue de la fortune
@ MAXPPP
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VIDEO - Le coureur australien s'est imposé d'un souffle devant Peter Sagan, lundi, à Ajaccio.

Celui qui a mis la barbiche* : Un peu moins d'une demi-roue. Voilà ce qui a permis lundi à Simon Gerrans de remporter au sprint la 3e étape du Tour de France, qui reliait Ajaccio à Calvi sur 145,5 km, au nez et à la... barbe du favori, le Slovaque Peter Sagan (Cannondale). Le coureur australien, dans la roue de son coéquipier Daryl Impey, a mieux négocié un final escarpé pour remporter sa deuxième étape sur le Tour de France après celle décrochée en 2008, au sommet du Prato Nevoso, en Italie. Deux jours après l'épisode du bus, c'est aussi la meilleure publicité possible pour l'équipe Orica-GreenEDGE. Pourtant bien emmené à la flamme rouge, Sagan, peut-être "lâché" un peu tôt, a dû s'incliner mais récupère néanmoins le maillot vert du classement par points. Le Belge Jan Bakelants (Radioshack Leopard), vainqueur dimanche à Ajaccio, conserve son Maillot Jaune à l'issue d'une étape courte et nerveuse.

Gerrans devance Sagan au sprint :



Pierre Rolland sur le Tour (930x620)

© MAXPPP

Celui qui s'est mis le ventre à l'air : Pierre Rolland, porteur du maillot à pois depuis dimanche soir, est sorti du peloton pour aller chercher les points au sommet de la dernière difficulté du jour, le col de Marsolino (2e catégorie), et renforcer ainsi sa place en tête de ce classement spécifique. Sa tenue 100% pois rouges a donc de beaux jours devant elle. "L'équipe prévoit le cuissard, le casque de toutes les couleurs, c'est joli esthétiquement, c'est beau", a avoué au micro de France Télévisions Rolland, qui reste sur deux Top 10 dans le Tour (10e en 2011, 8e l'an dernier). "Joli esthétiquement" ? Franchement, on n'est pas sûr du tout. Utile pour le général ? On est encore moins sûr.

Ceux qui ont secoué la meute : Malgré un parcours accidenté, cette 3e étape a répondu à un schéma très classique de première semaine du Tour de France : à savoir une échappée qui se forme très tôt avec une arrivée au sprint, ici en comité relativement réduit puisque plusieurs "grosses cuisses" (Cavendish, Kittel, Greipel) avaient été lâchées. Les cinq courageux du jour, partis dès le départ réel, avaient pour nom Cyril Gautier (Europcar), Alexis Vuillermoz (Sojasun), Sébastien Minard (AG2R-La Mondiale), Simon Clarke (Orica-GreenEDGE) et Lieuwe Westra (Vacansoleil-DCM). Les cinq coureurs ont été repris à l'approche du col de Marsolino, dont le sommet était situé à 11 km du but.

Ceux qui ont mis pied à terre : La 100e édition du Tour a connu ses deux premiers abandons, lundi. Le Kazakh Andrey Kashechkin (Astana) a renoncé en raison de maux d'estomac tandis que le Français Yohan Bagot (Cofidis), malade, a jeté l'éponge un peu plus tard dans la course. Ils seront donc 196 à prendre le départ, mardi, du contre-la-montre par équipes disputé sur une boucle autour de Nice.

Le dico du parler sport (930x620)

© Ed.Fetjaine

*La plupart de ces expressions, entendues dans le milieu cycliste, sont approuvées par le Dico du parler sport, 2011, éditions Fetjaine.