F1 : les "plus" de la saison 2012

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F1 : les "plus" de la saison 2012
@ Montage REUTERS
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FORMULE 1 - Europe1.fr a listé les dix petits "plus" à savoir avant le début de la saison.

"Plus" de champions du monde. Ce ne sont plus les quatre fantastiques, ni même le club des cinq, mais le groupe des six ! Pour la première fois de l'histoire, six anciens champions du monde seront sur la ligne de départ du premier Grand Prix de la saison, dimanche, à Melbourne. Après deux saisons loin des circuits (mais toujours au volant, en rallye), le Finlandais Kimi Räikkönen, champion du monde en 2007, va retrouver le "F1 circus". Il rejoint ses camarades Fernando Alonso (Ferrari, champion en 2005 et 2006), Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes, 2008), Jenson Button (McLaren-Mercedes, 2009), Sebastian Vettel (2010 et 2011) et l'inoxydable Michael Schumacher (Mercedes, 1994, 1995 puis 2000 à 2004).

Ce que ça pourrait changer : A tout seigneur tout honneur parole au "baron rouge", Michael Schumacher : "c'est bien qu'il y ait six champions du monde au départ cette saison, parce que ça va augmenter l'intérêt du public. Les fans auront juste à choisir l'un d'entre nous. " Meilleur temps des essais hivernaux, "Iceman" Räikkönen, de retour aux affaires, pourrait épicer certains Grands Prix...

Vergne (930x620)

© REUTERS

"Plus" de pilotes français. La F1 va à nouveau se décliner en bleu-blanc-rouge. Non pas que le Grand Prix de France ait fait son retour mais pas moins de trois pilotes français ont obtenu un baquet de titulaire pour 2012. Le plus expérimenté, Romain Grosjean, 25 ans, a déjà participé à sept courses avec Renault en 2009. Il effectue son retour chez Lotus. Les deux autres Tricolores sont des débutants. Jean-Eric Vergne (photo), 21 ans et vice-champion du monde des World Series by Renault, sera au volant d'une Toro Rosso (la deuxième écurie de Red Bull), tandis que Charles Pic, 22 ans, n'aura pas la partie facile dans le baquet de la modeste Marussia, l'un des "petits" du paddock. En plus de ces trois pilotes, un quatrième mousquetaire, Jules Bianchi, sera pilote de réserve chez Ferrari et Force India.

Ce que ça pourrait changer : TF1 peut se frotter les mains. La présence de trois pilotes français sur la grille devrait logiquement booster les audiences de la première chaîne. Un gros bémol cependant : aucun ne fait partie des top teams. Mais Grosjean, le plus expérimenté, pourrait tirer son épingle du jeu au volant de la Lotus.

"Plus" de Grands Prix. Bernie Ecclestone a eu son 20 sur 20. Le grand argentier de la F1 a obtenu que le calendrier soit étendu à vingt courses par an, du 18 mars, en Australie, au 25 novembre, au Brésil. La Turquie disparaît d'un calendrier dans lequel a été maintenu Bahreïn. L'an dernier, l'édition 2011 de l'épreuve avait été annulée en raison des instabilités politiques dans le pays. La grande nouveauté interviendra en fin de saison avec le retour du Grand Prix des Etats-Unis, qui aura lieu à Austin, au Texas, sur le "circuit des Amériques". La dernière épreuve "made in USA" avait eu lieu en 2007, à Indianapolis.

Ce que ça pourrait changer : Après le fiasco de 2005, quand seulement six voitures avaient pris le départ de la course à Indianapolis, la F1 tente une nouvelle percée aux Etats-Unis, cette fois, dans le Sud du pays, la région du Nascar. Loin de l'ovale d'Indy, le circuit d'Austin - dont la construction a été pour le moins mouvementée - reprend quelques-unes des plus belles courbes du calendrier (Silverstone, Hockenheim,...). Voilà qui nous promet quelques belles passes d'armes dans le désert, un lieu de plus en plus fréquenté par le monde de la F1...

Caterham (930x620)

© REUTERS

"Plus" de nouveaux sponsors. Cette saison, trois équipes s'alignent au départ avec un tout nouveau nom. Ce sont aussi les trois plus petites équipes, preuve que la participation au championnat du monde et la quête de nouveaux sponsors sont une lutte permanente. L'ancien Team Lotus devient Caterham (ici Heikki Kovalainen en photo), du nom du constructeur britannique, propriété de Tony Fernandes, milliardaire malaisien qui reste le "big boss" de l'écurie. Hispania, qui avait changé de nom en cours de saison l'an dernier, est cette fois engagée sous le nom de HRT, Hispania Racing Team, nom qu'elle a pris lors de son rachat par une société d'investissement madrilène. Enfin, Marussia Virgin Racing laisse tomber le Virgin et devient Marussia F1 Team, du nom d'un constructeur automobile russe. A noter que Lotus Renault GP devient Lotus F1 Team mais conserve une motorisation Renault.

Ce que ça pourrait changer : le maintien des trois derniers de la classe 2011 (aucun point marqué l'an dernier à eux trois) risque d'encombrer les fonds de grille et d'animer les dépassements de retardataires. Mais leur présence assure aussi la possibilité à leurs paires de pilotes, plus ou moins expérimentés (des 22 ans de Pic chez Marussia aux... 41 de Pedro de la Rosa chez HRT), de se faire remarquer. On espère en bien...

"Plus" d'ajustements aérodynamiques. La F1 ne serait pas la F1 si on ne modifiait pas quelques règles d'une saison sur l'autre. Et généralement, on essaie de rééquilibrer les forces... Red Bull a écrasé la saison 2011 : on supprime les diffuseurs soufflés au niveau des échappements qui avaient été l'une de leurs forces. D'autres mesures concernent la sécurité des pilotes : les panneaux latéraux ont été fixés plus hauts et la pointe due l'aileron avant a été abaissé. Le tout pour atténuer l'effet des chocs pour les pilotes.

Alonso

© REUTERS

Ce que ça pourrait changer : Si l'on ne peut pas encore préjuger des effets sportifs de ces évolutions, une chose est sûre, au niveau visuel : la modification des ailerons avants donne un aspect "bec de canard" assez disgracieux aux monoplaces. Les ingénieurs ont en effet divisé l'aileron en deux parties, en abaissant l’élément le plus tard possible. Les esthètes en sont pour leurs frais...

"Plus" de mesures pour limiter les coûts. La crise économique n'épargne pas la F1. Afin de réduire les coûts, les essais privés avaient été interdits l'an dernier. Ils font leur retour cette saison, mais seulement pour trois jours, début mai, sur le circuit du Mugello, en Italie. En revanche, la FIA, dans son désir de limiter la course aux armements, a dit stop aux pistolets pneumatiques boostés à l'hélium. Ce gaz, qui permettait un gain de temps lors des arrêts au stand, coûte très cher.

Ce que ça pourrait changer : L'interdiction de l'hélium nivelle (un peu) les forces en privant les grosses écuries d'une ressource technologique supplémentaire. Mais elles ont tellement de quoi se rattraper ailleurs...

"Plus" de courses limpides. Le règlement sportif ne subit guère de modifications. Un pilote sera désormais strictement limité à un changement de trajectoire lors des manœuvres de dépassement. Et, lors de l'entrée de la voiture de sécurité, les retardataires seront autorisés à se replacer derrière les leaders.

Ce que ça pourrait changer : avec la  directive sur les changements de trajectoires, le "flicage" des pilotes continue. Les pénalités pour excès d'agressivité devraient donc continuer à pleuvoir, au grand dam des amateurs de  passes d'armes endiablées. En revanche, la décision concernant la voiture de sécurité est la bonne. Comme cela se passe déjà en Nascar, les départs lancés seront enfin compréhensibles en ne mélangeant plus leaders et retardataires.

Maria de Villota

© MAXPPP

"Plus" de femme. Des femmes qui portent une combinaison dans le paddock, c'est rare. Après avoir roulé en essais l'an dernier avec Lotus Renault, l'Espagnole Maria de Villota, rodée aux séries moins prestigieuses, a décroché un contrat de pilote d'essai pour la modeste écurie russe Marussia.

Ce que ça pourrait changer : en théorie, le (ici la) troisième pilote n'a pas droit de cité en course. Mais il suffirait que l'un des deux pilotes de l'écurie Marussia, Timo Glock ou Charles Pic, ne donne pas satisfaction pour que l’écurie russe donne sa chance à "Maria". Sûr que ça ne déplairait pas aux pontes de la F1, qui s'offriraient là un beau coup de pub. Aucune femme n'a en effet participé à un Grand Prix depuis l'Italienne Giovanna Amati en 1992.

Pneus en F1 (930x620)

© REUTERS

"Plus" de couleurs sur les pneus. Pirelli reste le fournisseur unique de pneus. Mais les gommes se parent désormais de couleurs en fonction de leur spécificité (rouges/super-tendre, jaunes/tendres, blancs/medium, argent/durs, verts/intermédiaires, bleus/pluie).

Ce que ça pourrait changer : la diversité des choix devrait multiplier les stratégies des écuries et pimenter les courses. D'autant que Pirelli a prévu des pneus à la dégradation progressive, qui devrait réduire les écarts entre les monoplaces. En revanche, pas sûr que les six couleurs aident à la compréhension des ballets dans les stands...

Vettel au GP du Japon 2011 (930x620)

© REUTERS

"Plus" de suspense (?).  Ça, c'est ce que tout le monde espère pour la saison qui s'ouvre. Car l'an dernier a été un crève-cœur pour les fans de suspense (voire de F1 tout court). Archi-dominateur en 2011, Sebastian Vettel, vainqueur de 11 des 19 courses, a remporté le championnat avec 122 points d'avance sur son second, Jenson Button. "Je suis une pièce du puzzle, entre le moteur, le volant et les roues", a expliqué Vettel. Tous ses adversaires espèrent que le puzzle sera incomplet cette saison. Les essais hivernaux, où Vettel et Red Bull n'ont guère brillé, ont laissé apparaître quelques failles. Monoplace mal née ou simple bluff ? Le premier week-end en Australie apportera quelques éléments de réponse...