Bleus, une défaite qui pique

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Bleus, une défaite qui pique
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RUGBY - Les Bleus ont perdu le Tournoi en s'inclinant face à l'Angleterre (24-22).

Moins d'un mètre. C'est ce qu'il a manqué à la tentative de drop de François Trinh-Duc pour passer au dessus des perches et à l'équipe de France pour l'emporter face à l'Angleterre, dimanche, lors de la quatrième et avant-dernière journée du Tournoi des Six Nations. Alors menés de deux points (24-22), les Bleus ont eu une dernière cartouche et plutôt que de la jouer à la main, ils ont préféré tenter leur chance au pied, avec la botte du Montpelliérain, entré en jeu en lieu et place de Lionel Beauxis. Trop court. Trop tard. Car les Bleus, comme ils en ont pris l'habitude dans ce Tournoi, ont été rapidement menés au score.

Les drapeaux tricolores en berne

Nicolas Sarkozy, qui avait effectué le trajet express entre Villepinte, où il tenait meeting, et le Stade de France voisin, a dû être surpris. Alors que les militants UMP ont agité des drapeaux tricolores pendant un peu plus d'une heure, les 80.000 spectateurs du Stade de France ont été beaucoup plus sages. Il faut dire qu'ils ont été rapidement calmés par l'opportunisme du XV de la Rose. Sur un ballon récupéré au milieu du terrain, Manu Tuilagi a filé le long de la ligne de touche, tendance running back au football américain (0-7, 15e). Cinq minutes plus tard, bis repetita, Olly Morgan s'enfonça dans une défense bien tendre avant de servir Ben Foden. Au bout de vingt minutes, les Bleus étaient menés de 11 points (3-14).

Un dernier baroud d'honneur

L'équipe de France perdit alors Vincent Clerc, blessé à une épaule (37e), mais pas le fil du match. Les pénalités de Julien Dupuy (32e) et de Lionel Beauxis (40e) ont entretenu l'espoir. Une course poursuite s'installa jusqu'à cette 71e minute où Tom Croft, profitant une nouvelle fois de plaquages français manqués, aplatit dans l'en-but français pour la troisième fois de l'après-midi... Alors qu'on pensait le match terminé, les Bleus sont revenus dans la rencontre grâce à l'inévitable Wesley Fofana, auteur de son quatrième essai en quatre matches. "On prend deux trunovers qui nous tuent", a convenu Imanol Harinordoquy au micro de France Télévisions. "On est déçus pour "la bûche" (William Servat) et Julien Bonnaire." Les deux avants tricolores ont dit adieu au Stade de France. Sur une défaite. Pour moins d'un mètre.