Armstrong : "tout est de ma faute"

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Armstrong : "tout est de ma faute"
@ Capture d'écran OWN
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RECIT - Le Texan a avoué s'être dopé pendant ses sept Tours de France au micro d'Oprah Winfrey.

Europe1.fr vous fait revivre les aveux télévisés de Lance Armstrong au micro d'Oprah Winfrey minute par minute (l'interview est à revoir sur le site oprah.com).

4h35 : En résumé : ces aveux d'Armstrong ont été bien plus passionnants qu'attendu. Peut-être davantage dans la forme que sur le fond d'ailleurs... A retenir :
- L'ancien coureur américain, visiblement tendu, a reconnu s'être dopé sur les sept Tours de France qu'il a remportés entre 1999 et 2005.
- En revanche, il a nié avoir eu recours au dopage lors de son retour dans les pelotons en 2009 (podium sur le Tour) et 2010 (23e).
- Il n'a pas voulu cité le moindre nom d'un complice au sein de son entourage, même s'il a reconnu que le Dr Ferrari l'avait aidé à se doper.
- Il a nié avoir passé un accord avec l'UCI en ce qui concerne un contrôle positif sur le Tour de Suisse 2001, qui n'a pas existé selon lui.

Armstrong avoue s'être dopé :

4h35 : L'émission se termine par un "teaser" sur la deuxième partie qui sera diffusée demain, à la même heure, dans la nuit de vendredi à samedi (3h00). Les choses qui seront évoquées : les sponsors, Livestrong, l'association de lutte contre le cancer qu'Armstrong a créée, ses enfants et sa mère. Visiblement, certains, comme l'ancien tennisman américain Andy Roddick, n'étaient pas vraiment au courant que l'entretien, qui a duré deux heures et demie, était diffusé en deux fois...

"Sérieusement ? Une deuxième partie ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Terrible et génial en même temps de la part d'Oprah."

4h30 : Armstrong reconnaît que le témoignage de son ancien coéquipier et capitaine de route George Hincapie, la personne "la plus crédible" dans l'histoire, a pesé très lourd. "Mais je ne lui en veux pas. Nous sommes toujours amis", reconnaît Armstrong.

4h25 : Cette interview est beaucoup plus "dure" que ce à quoi on pouvait s'attendre, ce que ne manquent pas de saluer plusieurs journalistes américains, notamment de Sports Illustrated.

"Oprah est la grande gagnante de ce soir. Belle approche, grande interview. Lance apparaît encore plus comme un méchant. Quel escroc."

4h20 : L'ancien coureur revient sur l'enquête de l'agence antidopage américaine (Usada). "J'ai eu la même réaction que d'habitude : "vous venez sur mon territoire, je vais me défendre". Je ferai tout pour revenir sur ce jour. Je ne me battrais pas sir j'avais le choix. Je dirais : "les gars, je ne peux pas nier que j'étais comme les autres coureurs. Mais je leur dirais : "laissez-moi appeler ma mère, ma famille, mes sponsors que je leur demande quoi faire."

4h15 : Armstrong évoque son retour dans les pelotons en 2009 et pense que, sans cela, il n'aurait sans doute pas été pris. "C'est impossible à dire. Il y a plus de chances, oui, effectivement."

4h10 : Oprah interroge Armstrong sur Landis. Jusqu'à ce qu'il menace de le dénoncer, "LA" explique "avoir toujours supporté Landis". Il déclare lui avoir dit "fais ce que tu as à faire" quand le champion déchu du Tour de France 2006 a menacé de le dénoncer.

4h05 : Armstrong explique avoir appelé Betsy Andreu, l'épouse d'un des anciens équipiers, qui avait expliqué qu'il lui avait avoué sur son lit d'hôpital, au moment où son cancer de ses testicules s'est déclaré, qu'il avait eu recours à des produits dopants. Il explique ne pas vouloir évoqué ce sujet qui a "déjà fait tant de mal". Visiblement, Armstrong a choisi de ne pas aborder TOUS les sujets. Il explique simplement ne pas l'avoir insultée dans les termes qu'elle avait rapportés...

Armstrong avec son cancer (930x620)

© Capture d'écran OWN

4h00 : Sont maintenant diffusées des images de l'entourage d'Armstrong qui ont témoigné contre lui, et notamment de sa masseuse, Emma O'Reilly, qui l'avait accusé d'avoir pris des corticoïdes en 1999. Armstrong le reconnaît : "Emma O'Reilly fait partie des personnes auprès desquelles je dois m'excuser." Oprah Winfrey lui rappelle alors qu'il a engagé des poursuites judiciaires contre elle. "Oprah, pour être honnête, nous (lui et ses avocats, ndlr) avons poursuivi tant de personnes que je ne m'en souviens plus."

"Lance parle de "nous" quand il évoque les gens qu'il a poursuivis, essayant de rejeter la faute sur ses avocats. Non. Tu as poursuivi ces gens."

3h55 : Tour de Suisse 2001. Armstrong explique ne pas avoir été contrôlé positif et explique que le don qu'il avait fait peu de temps après à l'Union cycliste internationale (UCI) n'avait pour but de le couvrir. "Ils (les gens de l'UCI ndlr) me l'ont demandé. Il n'y avait pas de deal. (...) C'est impossible de répondre à cette question. Ce n'était pas une façon de couvrir un contrôle antidopage positif. Et encore une fois, je ne suis pas un grand fan de l'UCI. Ils m'ont demandé un don et j'ai dit : "oui, bien sûr"." Ça laisse les observateurs du cyclisme assez sceptiques, comme Julien Prétot, de l'agence Reuters.

"Maintenant, c'est l'UCI qui a fait la demande de don. De mieux en mieux..."

3h50 : Oprah demande à Armstrong s'il se rendait compte de la portée de ces mensonges. Armstrong : "non". Oprah : "allez, vous rencontriez des présidents, des rock stars..." Armstrong : "oui, mais je réponds à votre question." Oprah : "comprenez-vous qu'ils se sentent trahis ?" Armstrong : "oui, je comprends leur colère. Ils avaient raison de se sentir trahis. Et c'est de ma faute. Et je vais passer le restant de ma vie à m'excuser auprès des gens". Le mot "excuse" fait son apparition.

3h48 : Armstrong joue sur les mots. "Je n'ai jamais eu de test positif." Oprah évoque alors les tests positifs à l'EPO sur le Tour de France 1999, révélés par le quotidien L'Equipe. "Oui, rétroactivement, ceux-ci l'ont été. Mais pour le reste, je n'ai jamais été contrôlé positif."

3h46 : Armstrong reconnaît : "je ne ressentais pas de culpabilité. Ça fait peur. Et je n'en ressens pas plus aujourd'hui. Ça fait encore plus peur..." Il l'explique par le fait que les autres coureurs étaient eux aussi dopés... Cette ligne de défense était attendue.

Armstrong : "la définition de la tricherie est de gagner un avantage sur un rival ou un adversaire. Je ne l'ai jamais fait de cette façon."

3h44 : Oprah pique là où ça fait mal... La journaliste remontre à Armstrong les images de sa dernière victoire sur les Champs-Elysées, en 2005 (photo) quand il avait regretté que certaines personnes ne croient pas au "miracle". "J'ai fait des erreurs dans ma vie et celle-là en est une grosse", reconnaît-il.

LA sur le podium 2005 (930x620)

© Capture d'écran OWN

3h41 : Comme le signale le spécialiste du cyclisme Patrick Chassé, l'entretien a déjà été plusieurs fois coupé par la pub (une pub toutes les dix minutes environ). Les tarifs ont dû se négocier à un niveau élevé pour une chaîne, OWN, lancée l'an dernier.

"En fait, les Américains diffusent tant de pubs pour nous laisser le temps de publier des tweets."

3h39 : C'est maintenant clair : Armstrong a choisi une ligne de défense, le "gagner à tout prix". Une nouvelle fois, il répète qu'il a combattu le cancer comme il recherché la victoire durant sa carrière, avec la même hargne, et quels que soient les moyens employés.

3h36 : Interrogé sur le fait de savoir si le Dr Ferrari était le "cerveau" derrière ces pratiques dopantes, Armstrong reconnaît son rôle mais ne rentre pas dans les détails. "Je ne suis pas à l'aise à parler d'autres personnes." Surtout du Dr Ferrari visiblement...

Armstrong dans les années 90 (930x620)

© Capture d'écran OWN

3h34 : L'émission d'Oprah la joue didactique avec plusieurs extraits d'entretiens passés (où Armstrong expliquait ne jamais avoir eu recours au dopage, photo ci-dessus) et des rappels sur l'enquête de l'Usada.

3h30 : Armstrong explique ne jamais avoir obligé ses coéquipiers à se doper. "Il y a des gens dans cette histoire qui sont des gens bien, non toxiques." Plusieurs des onze coéquipiers qui ont témoigné auprès de l'Usada ontaffirmé le contraire.

3h25 : "J'ai toujours été un combattant", explique Armstrong par rapport à son enfance difficile (son père biologique l'a abandonné avec sa mère alors qu'il n'avait que deux ans ndlr). "Quand j'ai eu mon cancer, mon but a toujours été : gagner à tout prix. (...) J'ai ensuite adopté ce comportement dans le cyclisme. Et c'est mal."

Armstrong et Landis en 2003 (930x620)

© REUTERS

3h20 : Oprah interroge désormais Armstrong sur son rôle de leader au sein de l'US Postal. "J'étais le leader de l'équipe", explique-t-il, reconnaissant à demi-mots sa responsabilité personnelle. "Mais certains dans notre équipe avaient choisi de ne pas le faire (se doper)."

3h17 : Coup de tonnerre ! Armstrong explique ne pas avoir eu recours au dopage lors de son retour dans les pelotons en 2009. Cette année-là, à 37 ans et après quatre ans d'absence sur les routes de France, il était monté sur le podium du Tour, avant de participer à sa dernière Grande Boucle l'année suivante.

3h15 : Comment Armstrong a-t-il pu gagner ses sept Tours de France sans jamais avoir été convaincu de dopage ? Le Texan explique que c'est lié à la lutte antidopage qui n'était alors pas assez efficace à l'époque, notamment hors compétition. "Il n'y avait pas tous ces contrôles en dehors des courses ni le passeport biologique (sur lequel est noté l'ensemble des données médicales des coureurs ndlr)"

3h10 : Connu pour avoir été un patron du peloton particulièrement intransigeant (surtout envers ceux qui osaient remettre en cause sa domination), Armstrong explique : "s'il n'y a eu que cinq gars qui ne se sont pas dopés dans le peloton, ce sont eux les héros".

Lance et Oprah (930x620)

© Capture d'écran OWN

3h09 : Armstrong avoue ses fautes mais ne souhaite pas donner d'autres noms, de coureurs ou de managers. "Je me suis perdu moi-même", révèle-t-il. "Ce sont mes erreurs."

3h08 : Armstrong explique pourquoi il ne se confesse que maintenant, après tant d'années de mensonges : "c'est trop tard, sans doute pour trop de gens. C'est ma faute. La situation peut se résumer ainsi  : c'est un grand mensonge, que j'ai répété plusieurs fois."

3h05 : Armstrong avoue tout ! Aux questions "Avez-vous jamais pris des produits dopants ?, "Avez-vous jamais pris de l'EPO ? "Avez-vous jamais procédé à des transfusions sanguines ?", "Avez-vous jamais pris de la testostérone, de la cortisone et d'autres produits ? et "Vous êtes-vous dopé pendant vos sept Tours de France ?", à chaque fois, Armstrong répond oui. Et à la question de savoir :"pouvait-on gagner le Tour, sept fois d'affilée, sans se doper ?", Armstrong répond "non".

3h00 : A 3h00 pile, l'émission, diffusée sur OWN et sur oprah.com, a commencé par le rappel des mensonges d'Armstrong.

2h57 : Pour Armstrong, le choix d'Oprah Winfreuy, une figure qui fait la quasi unanimité aux Etats-Unis, n'est pas un hasard non plus. A lire :Armstrong ou l'art de la communication

2h55 : Pour la chaîne de Winfrey, connue aux Etats-Unis sous le simple prénom d'"Oprah", cet entretien avec Armsttrong constitue une énorme publicité, vendue depuis plusieurs jours comme une "exclusivité mondiale" ("worlwide exclusive") destinée à booster l'audience.

Capture d'écran de l'émission (930x620)

© Capture d'écran OWN

2h50 : Oprah Winfrey a expliqué qu'Armstrong l'avait "surprise" lors de ses réponses. Pourtant, de nombreux observateurs doutent que l'animatrice, davantage habituée à confesser les stars du show-bizz, ait pu pousser l'ancien champion dans ses derniers retranchements. A ce sujet, le New York Times s'est amusé à lister les différentes questions les plus embarrassantes pour "LA".

2h45 : Pendant près de 15 ans, Armstrong a farouchement nié s'être dopé et a même plusieurs fois mis en scène les accusations portées contre lui, notamment en 2001 puis lors de son retour dans les pelotons en 2009, à chaque fois avec son équipementier Nike.

Armstrong met en scène ses contrôles antidopage :

2h40 : Trois mois après avoir été privé de l'ensemble de son palmarès depuis 1999 par l'UCI pour pratiques dopantes, Lance Armstrong s'exprime pour la première fois dans un entretien diffusé sur la chaine OWN, Oprah Winfrey Networtk. Si la célèbre animatrice a déjà expliqué que le coureur était passé aux aveux, on ne connaît pas encore la nature de ceux-ci. "Je dirais qu'il n'a pas fait ses aveux tels qu'on les attendait", a-t-elle simplement dit. L'émission, diffusée en deux parties, a été enregistrée dans un hôtel d'Austin, où réside l'ancien coureur.