Coupe du monde 2018 : tout n'est pas perdu pour les suppléants de la liste de Deschamps

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Coupe du monde 2018 : tout n'est pas perdu pour les suppléants de la liste de Deschamps
Adrien Rabiot n'a pas été convoqué dans les 23 par Didier Deschamps. @ MARIUS BECKER / DPA / AFP
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Adrien Rabiot, Alexandre Lacazette ou encore Lucas Digne, qui postulaient pour une place dans les 23, ne sont que suppléants. Ils ne doivent cependant pas perdre tout espoir.

Ils sont déçus, forcément. Pourtant, les joueurs dont les noms ont été annoncés comme suppléants* (et non pas réserviste, comme en 2014) par Didier Deschamps jeudi soir, pour pallier d’éventuels forfaits parmi les 23 jours appelés à disputer la Coupe du monde en Russie, auraient tort de sombrer dans la sinistrose. Des exemples récents ont montré que la place pouvait, après tout, n’être pas si mauvaise. Certains ont même finalement disputé une Coupe du monde ou un Euro - ou en tout cas fait partie du groupe -. Exemples.

Les 11 suppléants : 

Attaquants : Wissam Ben Yedder, Alexandre Lacazette, Kingsley Coman, Anthony Martial ; milieux : Adrien Rabiot, Moussa Sissoko ; défenseurs : Kurt Zouma, Mamadou Sakho, Lucas Digne, Mathieu Debuchy ; gardien : Benoît Costil

  • Schneiderlin, deux fois béni des dieux

Avec l’équipe de France, Morgan Schneiderlin a disputé deux grandes compétitions internationales. Et pourtant jamais il n’a été dans la première liste annoncée par le sélectionneur. En 2014, à la Coupe du monde, il profite ainsi de la blessure aux adducteurs de Clément Grenier pour intégrer le groupe. Il disputera le dernier match de poule en intégralité face à l’Equateur (0-0).

En 2016, rebelote. Cette fois, c’est la blessure de Lassana Diarra qui le propulse dans le groupe des 23. En revanche, il ne disputera aucune minute lors de la compétition. Mais il peut se vanter, dans son palmarès, d’afficher la ligne vice-champion d’Europe.

  • En 2016, le miracle Rami

Le cas d’Adil Rami est encore plus exceptionnel. Car le défenseur qui évoluait à Séville, ne faisait même pas partie des réservistes lors de l’annonce de la liste pour l’Euro 2016. Mais les blessures successives de Raphaël Varane et de Jérémy Mathieu le propulseront dans le groupe des 23. Mieux, grâce à des matches de préparation aboutis, il débute la compétition en tant que titulaire. Il dispute ainsi l’intégralité des matches de poule et du huitième de finale face à l’Irlande (2-1). Mais suspendu en quart de  finale, il ne retrouvera plus aucune minute de temps de jeu, barré par Samuel Umtiti. Un autre réserviste.

  • Umtiti, la révélation de 2016

Samuel Umtiti, lui, était bien réserviste en 2016. C’est donc logiquement qu’il intégre la liste définitive après le forfait de Raphaël Varane. Après avoir ciré le banc pendant les quatre premiers matches des Bleus, il profite de la suspension d’Adil Rami pour s’installer en défense centrale lors des quarts de finale. Il brille si bien qu’il est à nouveau titulaire en demi-finale puis en finale face au Portugal. Des performances qui attirent l’œil du grand Barça, où il brille aujourd’hui. En Russie, il devrait être un titulaire indiscutable pendant la Coupe du monde.

  • Ruffier et Cabella, l’important c’est d’en être

D’autres réservistes finalement intégrés au groupe des 23 ont eu moins de chance. Ainsi Rémy Cabella, remplaçant de Franck Ribéry, et Stéphane Ruffier, qui supplantait Steve Mandanda, ont eu le bonheur de faire le voyage au Brésil de 2014. Mais ils n’ont disputé aucune minute de compétition.

  • Ils sont restés à quai

Ne nous voilons pas la face. La plupart des réservistes sous Didier Deschamps ont dû quitter le groupe avant le début de la compétition. En 2014, ce fut le cas de Maxime Gonalons, Alexandre Lacazette, Loïc Perrin et Benoît Trémoulinas. En 2016, Alphonse Areola, Hatem Ben Arfa, Kevin Gameiro, Alexandre Lacazette (encore, décidément...), Adrien Rabiot (déjà...)et Djibril Sidibé sont eux aussi restés à quai.

*Les "suppléants" ne s'entraîneront pas avec les 23 joueurs convoqués par Deschamps, contrairement aux "réservistes" (comme en 2014 ou en 2016). Ils devront tout de même se tenir prêts au cas où le sélectionneur ferait finalement appel à eux.