JO : l’orgueil n’a pas suffi

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JO : l’orgueil n’a pas suffi
Tete basse, Tony Parker dit adieu à son rêve de médaille olympique.@ MAXPPP
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JO - Les Bleus ont dominé toute la partie mais ont craqué sur la fin. Une élimination rageante.

Les Espagnols auront finalement réussi leur pari. En perdant volontairement leur dernier match de poule face au Brésil, les vice-champions olympiques avaient choisi d’affronter la France. L’orgueil touché des Français n’aura pas suffi, les Bleus se sont inclinés mercredi en quart de finale du tournoi olympique (66-59). Au jeu des petits calculs, les Espagnols auront donc été gagnants. L’esprit de l'olympisme, c’est moins sûr.

Quant aux partenaires d’un Tony Parker défait à la fin de la rencontre, ils méritaient incontestablement mieux dans ce tournoi. Mais s’ils peuvent être fiers de leur prestation face à la deuxième meilleure équipe du monde, les hommes de Vincent Collet pourront aussi nourrir de gros regrets. Ainsi ses six petits points inscrits dans le dernier quart-temps, dont un panier marqué par Mickaël Gelabale au buzzer, alors que la partie était perdue. Dans la même période, les Ibères ont eux marqué 15 points.

Fin de match sous tension

La maladresse, voilà ce qui au final coûte à la France sa place dans le dernier carré. Car le secteur intérieur n’a pas sombré comme attendu, avec 38 rebonds contre 45 et un trio frères- Gasol-Ibaka limité à 28 points. La défense a été énorme, face à un adversaire, pourtant troisième meilleur marqueur de la compétition, limité à 66 points. Mais avec 35% de réussite aux tirs à deux points, les coéquipiers de Tony Parker, meilleur marqueur du match (15 points, mais 6/20 au tir), se sont un peu tirés une balle dans le pied.

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A la fin de la rencontre, la tension était palpable sur le parquet. Alors que le match était plié, Turiaf d’abord, Batum ensuite, commirent ainsi deux grosses fautes qui en disaient long sur le désarroi français. La bagarre générale, entre deux équipes qui ne s’apprécient guère, n’était pas loin.

Les Bleus n’ont donc pas été payés de leur premier tour, conclu à la deuxième place de leur groupe, qui devait a priori leur éviter de croiser un gros bras en quarts. L’Espagne en avait décidé autrement.