Il y a douze ans, le Portugal et Ronaldo étaient déjà en finale

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Il y a douze ans, le Portugal et Ronaldo étaient déjà en finale
Les larmes de Ronaldo après la finale de l'Euro perdue par le Portugal face à la Grèce (1-0) en 2004. @ ARIS MESSINIS / AFP
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LAB 1.0 - En 2004, le Portugal disputait déjà une finale de l’Euro, à domicile. Avec à la clé une défaite douloureuse et les larmes de sa superstar. 

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Une finale de l’Euro, ce n’est une première ni pour le Portugal, ni pour Cristiano Ronaldo. Il y a douze ans, la Seleçao avait en effet déjà eu l’occasion de remporter, à domicile qui plus est, le trophée continental. Et elle comptait  dans ses rangs un joueur très prometteur, appelé à devenir l’une des superstars du ballon rond… Cristiano Ronaldo n’était pas encore "CR7", mais à 19 ans seulement, il jouait déjà à Manchester United, et l’Europe connaissait déjà son prénom. Mais ce n’est pas avec ses buts qu’il a marqué cette finale, mais par ses larmes. Car cette finale fut vécue comme un drame par tout un pays et par Cristiano Ronaldo lui-même.

"CR7" achève la finale en larmes :

Du très lourd côté portugais. Sur le papier pourtant, le Portugal partait largement favori face à la Grèce, invitée surprise de la finale. D’autant que le jeune attaquant était alors entouré par, excusez du peu, Pauleta, Figo, Deco, Constinha, Maniche ou encore Ricard Carvalho, seul autre joueur portugais à être encore de l’aventure en 2016. Que du très, très lourd, donc. En face, la Grèce d’Otto Rehhagel alignait, pour les plus connus, Giannakopoulos, Zagorakis ou encore Charisteas. Pas de quoi faire rêver les foules, donc.

Un corner pour la Grèce, et... Et pourtant… Malgré une domination outrancière, le Portugal a buté sur le bloc grec. Les chiffres sont éloquents : 58% de possession pour la Seleçao, 17 tirs à 4, dix corners obtenus contre un seul pour la Grèce. Mais c’est sur ce seul coup de pied de coin que Charisteas s’envola à la 57e minute pour crucifier le pays organisateur et faire taire les presque 63.000 spectateurs du stade de la Luz, à Lisbonne. On se souvient de la très belle sortie du gardien portugais Ricardo, complètement à la rue…

Malgré son abattage - et ses nombreux gri-gris -, Ronaldo, comme ses coéquipiers, était resté impuissant. Et c'est une certitude : il ne veut pas que ça se reproduise.