Brasilia : la facture du stade étalée sur... 1.000 ans !

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Brasilia : la facture du stade étalée sur... 1.000 ans !
@ Christophe SIMON/AFP
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IMPÔTS - Les contribuables de la capitale brésilienne vont devoir payer pendant de longues années leur nouveau stade.

Pour les Brésiliens, la Coupe du monde 2014, marquée par la déroute de la Seleçao en demi-finale contre l'Allemagne (1-7), n'est pas seulement synonyme de mauvais souvenir. Elle est également, pour beaucoup d'entre eux, synonyme de mauvaise nouvelle. En effet, les travaux de construction et de rénovation des stades qui ont accueilli la compétition l'été dernier n'ont pas fini de grever leur budget.

C'est le cas notamment du stade Mane-Garrincha de la capitale politique, Brasilia, où le Brésil s'était incliné contre les Pays-Bas lors du match pour la troisième place (0-3). Selon le quotidien brésilien O Globo, le stade construit en 1974, et dont les travaux de modernisation et de mise en conformité pour le Mondial avaient coûté 1,9 milliard de reals (620 millions d'euros), n'a rapporté que 1,3 million de reals (423.000 euros) lors de sa première année d'exploitation, soit plus de 100 fois moins. L'Office des comptes publics de Brasilia a confirmé qu'il faudrait plusieurs siècles pour rembourser la somme investie, voire un millénaire !

Daniel Cohn-Bendit nous présentait Brasilia lors du dernier Mondial :



Le stade national de Brasilia, rebaptisé Mane-Garrincha en hommage à la superstar brésilienne des années 1960, a coûté trois fois plus cher que le prix initialement prévu et n'avait été livré que juste avant la Coupe des Confédérations 2013, répétition générale avant le Mondial. Le montant des travaux se situait juste derrière celui de la rénovation du mythique stade de Wembley, à Londres.

Les JO à l'été 2016. Durant la Coupe du monde, quelque 200 personnes avaient manifesté autour du stade afin de se plaindre du coût des travaux. L'an prochain, le stade de Brasilia accueillera des matches du tournoi olympique de football, tout comme ceux de Rio, Sao Paulo et Salvador. Cependant, les organisateurs des JO n'écartent pas l'idée d'avoir recours à un cinquième stade, non pas pour diversifier les recettes mais pour épargner les pelouses...