PSG : les vérités de "Zlatan"

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PSG : les vérités de "Zlatan"
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LIGUE 1 - La star du PSG se livre dans un long entretien publié lundi dans le quotidien L'Equipe.

Ibrahimovic en Une de L'Equipe (930x1240)

© L'Equipe

A la veille du retour du PSG en Ligue des champions, le quotidien L'Equipe ouvre ses colonnes à la nouvelle star du PSG, l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic. Fidèle à lui-même, "Zlatan" assène quelques vérités, sur son jeu, sa vie et son nouveau club. Morceaux choisis. 

Le projet du PSG. Avec Ibrahimovic, le PSG est passé dans une autre dimension, sportive et médiatique. Et il n'y a pas vraiment gagné en popularité chez ses adversaires. "Je constate que tout le monde est très motivé pour battre Paris", relève Ibrahimovic. "Les gens ne veulent pas voir Paris tout rafler, ils veulent qu’il échoue. (...) (Mais)  Les gens doivent bien se rendre compte que le PSG est en train de donner une dimension internationale à la L 1. Si ce n’est pas ce club, qui va y parvenir ? Montpellier ?" Taquin, Zlatan. Amateur de métaphores, aussi. Pour décrire les débuts difficiles du PSG, il en appelle à la mécanique : "une équipe, c’est comme une machine avec des rouages. Quand vous changez plusieurs pièces, il faut un peu de temps pour que la machine se mette à bien tourner."

La Ligue des champions. Cette compétition, Ibrahimovic l'a jouée dans tous les clubs par lesquels il a passé (sauf son premier, Malmö), mais il ne l'a jamais gagnée. Pas franchement un souci. "Il y a un phénomène dans le football, "O Fenomeno", qui ne l’a jamais gagnée (non plus). Il est brésilien et s’appelle Ronaldo. Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il a foiré sa carrière..." A l'évocation des malheurs de Manchester City la saison passée dans la compétition européenne (élimination dès les poules), Ibrahimovic assène : "je ne dirais pas qu’il leur a manqué de la chance parce que, pour moi, la chance n’existe pas : ou tu es bon ou tu n’es pas bon. Ce manque d’expérience touche aussi le PSG, mais ça ne nous empêche pas de croire en nous." La confiance, toujours.

Zlatan Ibrahimovic (930x620)

© REUTERS

Ses qualités. Depuis ses débuts en Ligue 1, Ibrahimovic impressionne par son impact physique. "Je suis né comme ça. Je mesure 1,96 m, je pèse 100 kg. C’est Dieu qui m’a façonné ainsi." Mais le n°18 du PSG estime avoir trouvé à qui parler dans l'Hexagone. "Physiquement, ici, tout le monde est puissant et balèze comme moi. Je n’y étais pas habitué !" Meilleur buteur du championnat avec cinq buts en quatre matches, "Zlatan" revient également sur ses progrès effectués à la Juventus au contact de Fabio Capello. "Pour bien jouer, j'ai besoin d'être fou", souligne-t-il. Et quand il joue bien, il "aime faire la différence". "J’aime être celui que les gens regardent en se disant : "merci". C’est pour ça que je m’entraîne dur chaque jour." Et quand on évoque un profil à la Marco van Basten, buteur des Pays-Bas et de l'AC Milan entre 1987 et 1993, Ibrahimovic déclare : "on ne compare pas les légendes".

Ibrahimovic 930

© Reuters

Son salaire. "Pour avoir de la qualité, il faut mettre le prix, non ? La qualité n’est pas gratuite." Rémunérée à hauteur de 14 millions d'euros net par an, la star du PSG s'étonne que son salaire puisse faire débat. "Et puis, pourquoi toutes ces critiques ? Après tout, cet argent va générer plus d’impôts pour la France. Donc les politiques devraient plutôt être contents, non ? C’est très étrange, tout ça..." Le Suédois explique être venu à Paris non pas pour son salaire mais pour le "défi proposé". "Je ne cours pas après l’argent", souligne-t-il. "Même si j’arrêtais ma carrière aujourd’hui, je pourrais très bien vivre jusqu’à la fin de mes jours."

Sa vie à Paris. Malgré ses émoluments, Ibrahimovic explique rester un joueur et un homme normal. "Je sais que j’ai de grandes responsabilités ici, mais ce n’est pas pour ça que je plane à dix mille mètres d’altitude. Je garde les pieds sur terre. (...) Comme je l’ai dit dans mon autobiographie, vous pouvez sortir un gars du ghetto, mais vous ne pouvez pas sortir le ghetto du gars." Deux mois après son arrivée à Paris, "Ibra" a appris à goûter aux joies de la capitale. "C'est vraiment une ville énorme, que je ne connaissais pas avant de signer ici. J’adore le côté international de Paris, beaucoup plus développé qu’à Milan et Barcelone (où il a vécu ndlr). Il y a des Starbucks, plein de magasins." Et désormais, il y a "Ibra". Différent, assurément.