On a retrouvé l'équipe de France

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On a retrouvé l'équipe de France
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EN UN CLIC - Solidaires et déterminés, les Bleus ont arraché le match nul en Espagne (1-1).

Giroud buteur face à l'Espagne (930x620)

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Le moment où tout a basculé* : Devant votre écran ou derrière votre transistor, vous étiez sans doute nombreux à penser que l'arbitre de cet Espagne-France, Felix Brych, allait siffler à la fin de la troisième minute de temps additionnel, après le dernier corner espagnol, et ainsi interrompre la dernière offensive des Bleus. Mais non, l'arbitre allemand a laissé Patrice Evra récupérer le ballon dans les pieds de Juanfran, Moussa Sissoko développer tranquillement son action puis Franck Ribéry centrer dans le bon tempo. Le joueur de Bayern a trouvé en retrait Olivier Giroud, tout juste entré en jeu (et largement méconnu en Espagne), qui propulsa le cuir au fond des filets d'une imparable tête croisée. Dans le temps additionnel du temps additionnel, l'équipe de France venait de décrocher un match nul mérité qui lui laisse plus que jamais ouvertes les portes vers le Brésil et la Coupe du monde 2014.

Giroud égalise pour les Bleus :

Ribéry face à Xabi Alonso (930x1240)

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Le caviar : Franck Ribéry avait annoncé la couleur dès le début du rassemblement des Bleus : il ne souhaitait pas que l'équipe de France manque d'ambition face à l'Espagne, comme ce fut le cas selon lui en quarts de finale du dernier Euro (0-2). Si la première période a pu laisser penser à un mauvais remake du match de juin dernier (avec le même Mathieu Debuchy en difficulté, mais cette fois au poste d'arrière latéral), la deuxième a été tout autre. Les Bleus se sont mis à jouer, et même à bien jouer. Et, comme souvent dans ces cas-là, l'ailier du Bayern a été le détonateur. Il a d'abord frappé dans le petit filet (59e) puis tenté de trouver Karim Benzema sur un centre fort devant le but (65e). Et c'est finalement sur une passe en retrait, dosée, que le Munichois a offert l'égalisation aux Bleus et à Olivier Giroud. Une passe décisive qui va compter.

La pensée du jour : "Aujourd'hui (mardi), c'est moi qui fait la diff." A l'issue de la rencontre, Olivier Giroud avait logiquement le sourire au micro de TF1. "Sacrifié" au coup d'envoi pour un dispositif plus traditionnel en 4-3-3, avec le seul Karim Benzema en pointe, le néo-Gunner, moqué pour son manque de réussite depuis le début de la saison, a répondu aux sceptiques en inscrivant le but de l'égalisation cinq minutes à peine après son entrée en jeu. Un but qui nous rappelle autant ses talents de buteur que son état d'esprit exemplaire.

Benzema contre l'Espagne (930x620)

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Le Caliméro : Karim Benzema, qui évoluait dans sa ville de Madrid (mais pas dans son stade de Santiago-Bernabeu), a disputé un neuvième match sans marquer sous le maillot bleu. Mais, à l'instar de Ribéry, il a joué son rôle de leader, ne rechignant jamais à la tâche. Il a même été tout près d'égaliser sur un centre de Ribéry (65e). Mais comme il était dit que ce ne serait pas son soir, l'attaquant du Real Madrid, touché au genou gauche, est sorti à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

Le geste technique : Hugo Lloris a une nouvelle fois étalé toute sa classe. Sur un penalty logiquement accordé à Pedro et tenté par le malheureux Cesc Fabregas peu avant la mi-temps, le gardien des Bleus s'est mis en évidence grâce à une parade sur son côté droit. Quelques minutes plus tard, l'ancien Lyonnais confirma qu'il était le roi de l'anticipation en sortant dans les pieds de Pedro puis en repoussant la frappe de Santi Cazorla. Si, avec tout ça, son coach à Tottenham, André Villas-Boas, ne lui garantit pas un statut de titulaire...

Jérémy Ménez (930x620)

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Le loser : Cet Espagne-France aurait pu basculer à la 39e minute de jeu. Sur un coup franc venu de la droite tiré par Yohan Cabaye, Benzema remit le ballon de la tête sur Jérémy Ménez, qui propulsa le ballon au fond des filets, de près. Oui, mais voilà, l'arbitre assistant avait levé son drapeau sur un hors-jeu inexistant de l'attaquant parisien... En dehors de cette action, Ménez ne s'est guère illustré par son pressing ou par la justesse de ses choix. Ce fut (presque) tout le contraire pour Mathieu Valbuena, entré en jeu à la 60e minute et qui s'est tout de suite signalé par son envie.

Matuidi face à Torres (930x620)

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Celui qui a bien mérité sa douche : La révélation Marco Verratti a eu tendance à éclipser l'excellent début de saison de Blaise Matuidi avec le PSG. Mardi, l'ancien Stéphanois (ici face à Fernando Torres, entré en fin de match) a révélé à la France entière son incroyable volume de jeu. Omniprésent à la récupération, il a gêné le milieu de terrain espagnol par son agressivité mais il a su aussi distiller de bons ballons dans un rôle de piston entre la défense et l'attaque qui lui convient à merveille. C'est lui, notamment, qui fut à l'origine de l'une des plus grosses occasions françaises, avec ce centre de Benzema repris (très) maladroitement par Sissoko à la 73e minute de jeu. Un match de grande classe qui pourrait aider Matuidi à devenir un indéboulonnable.

Ramos buteur face à la France (930x620)

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La boulette sauce tandoori : Ce fut celle de la défense française sur l'ouverture du score. En l'absence de Gérard Piqué, blessé, Sergio Ramos était le seul joueur espagnol à pouvoir se montrer dangereux sur coups de pied arrêtés. Or, à la 25e minute, le défenseur du Real Madrid a eu le temps de mettre sa tête devant Mamadou Sakho, de se prendre cette même tête à deux mains après avoir vu le ballon rebondir sur le poteau puis de reprendre victorieusement ce même ballon (du pied) sur la remise en retrait de Pedro. Prendre un but sur coup de pied arrêté face à l'équipe la plus joueuse du monde, un comble.

Juan Carlos (930x620)

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Le people : Pour cette affiche XXL, le roi d'Espagne, Juan Carlos, avait fait le déplacement (ici au centre, cravate rouge). Comme ses compatriotes, il a dû être stupéfait de la tournure des événements, de cette égalisation en toute fin de match, mais aussi des deux blessures, de David Silva en première période et d'Alvaro Arbeloa en deuxième. Un soir à oublier pour les champions du monde et leurs supporters.

Le chant : Le stade Vicente-Calderon n'avait pas fait le plein, mardi soir. Mais cela n'a pas empêché les supporters espagnols, plutôt silencieux par ailleurs, de se montrer taquins au début du match avec des "Olé" à chaque passe réussie. En deuxième mi-temps, au plus fort de la domination française, on les a beaucoup moins entendus.

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