OM-PSG : Gignac, Zlatan et basta !

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OM-PSG : Gignac, Zlatan et basta !
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EN UN CLIC - Le classique a débouché sur un nul (2-2), avec deux doublés en première mi-temps.

Gignac face à Silva (930x620)

© REUTERS

Celui qui a bien mérité sa douche* : Il faut reconnaître qu'on présentait le duel entre Zlatan Ibrahimovic et André-Pierre Gignac avec un brin d'ironie. D'un côté, un attaquant de classe mondiale, passé par l'Ajax, le Barça, l'Inter et le Milan. De l'autre, un avant-centre objet de raillerie sur son surpoids et sa maladresse durant toute la saison dernière. Au final, les deux avant-centres ont chacun réalisé leur doublé et l'OM et le PSG ont fait match nul, dimanche, au Vélodrome (2-2). Gignac a brillé dans son style, pas forcément très fin, mais plein de hargne et de volonté. Sur le premier but, il fonça tête baissée et fit tourner Christophe Jallet en bourrique avec son crochet extérieur. En aveugle, il adressa une frappe croisée qui alla se loger dans le petit filet opposé (18e). Moins d'un quart d'heure plus tard, il sauta plus haut que quatre défenseurs parisiens pour permettre à l'OM de revenir au score (32e). Gignac, c'est costaud.

>> Revivez le match : Gignac : 2 Ibrahimovic : 2

Le geste technique : Il avait déjà tenté une aile de pigeon, mercredi soir, à Porto. Et on le savait capable de marquer des buts de ce style. Mais rien ne nous avait préparé à ce que Zlatan Ibrahimovic nous a sorti de son chapeau à la 23e minute. Sur un corner sortant de Maxwell venu de la gauche, le Suédois a repris le cuir près du point de penalty de l'arrière du pied droit. Un geste splendide, dont la violence a surpris Steve Mandanda, qui n'a pu qu'effleurer le ballon qui lui est passé au-dessus de la tête, sous la barre. Génial.

Zlatan but face à l'OM (930x620)

© Montage Capture d'écran Canal+

La cacahuète : A peine deux minutes après son but "kung-fu", Zlatan Ibrahimovic nous a montré qu'il maîtrisait également l'art de la cacahuète. Sur un coup franc excentré sur le côté gauche de la surface, le Suédois a expédié un missile du coup du pied qui est allé se ficher dans le soupirail droit de Mandanda. En deux minutes et deux gestes exceptionnels, "Ibra" venait de remettre le PSG sur les bon rails en signant un quatrième doublé en sept matches de championnat. Avec neuf réalisations, le géant suédois distance désormais le Toulousain Ben Yedder de trois longueurs au classement des buteurs.

Ibrahimovic donne l'avantage au PSG :

La pensée du jour : "ils se sont fait André-Pierriser", a souri Benoît Cheyrou, pour parodier la célèbre formule lancée par les Guignols : "se faire zlataner". "Le nul est mérité", a convenu au micro de Canal+ le milieu de terrain de l'OM, qui conserve la tête du championnat avec trois points d'avance sur le PSG. "Je ne pense pas que c'était le plus grand match de la saison", a ajouté Cheyrou. Ah ça, non...

Le moment où tout a basculé : et où l'on commença à s'ennuyer. La mi-temps a, semble-t-il, eu un effet émollient sur les acteurs de ce classique. Plus du jus, guère de jeu, et une malheureuse occasion en quarante-cinq minutes de petit football. Parti sur des bases élevées en termes d'engagement et de jeu, cet OM-PSG a fini en eau du boudin. Du sommet au somnifère, en quelque sorte...

Amalfitano face à Matuidi (930x620)

© MAXPPP

Le "big duel" : Morgan Amalfitano a le sang chaud. A la 36e minute de jeu, le milieu de terrain marseillais est venu charger dans les airs son vis-à-vis Blaise Matuidi. Cette faute mit le feu aux poudres... A la pause, l'ancien Sedanais remit ça, avec un coup à la poitrine, puis une gifle dans la foulée. L'arbitre, Tony Chapron, par ailleurs plutôt bon, fit le choix de l'apaisement plutôt que celui du carton. Le calme est revenu, mais une fois les 22 acteurs rentrés aux vestiaires.

Celui qui aurait dû rester chez lui : "J'ai l'impression de bien jouer", disait Javier Pastore dans France football, vendredi. Euh, comment dire... Réduit à un rôle de remplaçant du remplaçant, mercredi, à Porto (il était entré en jeu à la place de Lavezzi), le milieu argentin était bien titulaire, dimanche, à Marseille. Mais, après 45 minutes d'une qualité affligeante (pertes de balle, occasion gâchée à 10 mètres, manque d'impact), Carlo Ancelotti l'a rappelé sur le banc, pour ce qui ressemble à un deuxième camouflet en une semaine. Dur, mais juste.

L'action Playstation : c'est l'arme absolue à Fifa comme à PES. L'appel dans la profondeur. Celui qui vous permet de vous retrouver face au gardien. Kévin Gameiro le maîtrise comme personne. Encore faut-il transformer l'offrande... Jérémy Ménez lui a servi sur un plateau une balle de but à la 53e minute mais l'ex-Lorientais n'a pas réussi à attraper le cadre. Ce fut la seule occasion de la deuxième période.

Banderole au Vélodrome (930x620)

© MAXPPP

Le tifo : Malgré un stade Vélodrome en travaux et une petite centaine de supporters du PSG seulement, l'ambiance a été au rendez-vous, dimanche soir, grâce notamment aux virages du Vélodrome, qui avait réalisé deux magnifiques tifos à l'entrée des joueurs. On a pu noter également la présence de quelques banderoles "vachardes" vis-à-vis du PSG, comme celle-ci : "le PSG est à la mode, l'OM est légendaire".

Jordan Ayew (930x620)

© MAXPPP

L'atout charme : la crête est actuellement à la mode dans le football. Jordan Ayew en a fourni un nouvel exemple. Le plus jeune de la fratrie Ayew, remplaçant au coup d'envoi et entré en jeu à la place d'Amalfitano à la 73e minute, arborait ainsi une coiffure bleue et blanche qui n'a pas hypnotisé les défenseurs parisiens.

Florent Manaudou à Marseille (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le people : Comme toujours, le classique à la française avait attiré des noms de la télévision (Patrice Laffont, Jean-Luc Reichmann) mais aussi du sport, comme le rugbyman Frédéric Michalak ou le champion olympique de natation, Florent Manaudou. Suspendu, Mamadou Sakho avait fait le déplacement avec ses coéquipiers. Côté marseillais, Souleymane Diawara (blessé) et Joey Barton (suspendu) étaient également présents.

Ibrahimovic laser vert (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le loser : Le double doublé n'a pas été le seul point commun entre le clasico espagnol et le classique français. Le laser vert s'est également invité au Camp Nou comme au Vélodrome, ciblant ici Cristiano Ronaldo ou là Zlatan Ibrahimovic. Ou le talent visé par la bêtise.

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