Le PSG s'égare à Porto

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Le PSG s'égare à Porto
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EN UN CLIC - Apathique, le PSG a concédé sa première défaite de la saison, mercredi, à Porto.

James Rodriguez (930x1240)

© REUTERS

Le moment où tout a basculé* : C'est surtout le moment où Salvatore Sirigu a cédé. Bombardé de toute part (28 tirs dont 13 tirs cadrés), mercredi soir, à Porto, le portier parisien a longtemps repoussé l'échéance avant de concéder un but, à six minutes de la fin de la rencontre. L'action fatale est partie d'un manque d'engagement de Nene sur son vis-à-vis, le virevoltant Joao Moutinho, qui a pu centrer depuis la gauche de la surface de réparation. Son ballon, dévié par Marco Verratti et le défenseur de Porto Maicon, est revenu devant James Rodriguez, qui a repris instantanément. Sa frappe enveloppée de l'intérieur du pied gauche est venue se loger dans le petit filet opposé de Sirigu. Grande classe.

James Rodriguez offre la victoire à Porto :

La pensée du jour : "Il n'y a rien de dramatique quand même." Titularisé aux côtés de Thiago Silva en défense centrale, le capitaine du PSG Mamadou Sakho a tenu à minimiser la portée de ce revers en terre portugaise, un revers qu'il estime malgré tout "logique". "On ne s'est pas créé beaucoup d'occasions", a convenu Sakho au micro de Canal+. On ne peut pas lui donner tort : le PSG a cadré en tout et pour tout deux tirs. "Vu le match qu'on a fait, vu la détermination des joueurs de Porto, le résultat reste logique. Pourtant, on voulait faire un gros match ce soir (mercredi soir)." C'est raté et, à quatre jours du "classique" face à l'OM, si ce n'est pas dramatique, c'est au moins alarmant.

Le geste technique : Zlatan Ibrahimovic se permet toutes les fantaisies sur un terrain de foot. Même à 0-0. Alors, quand le ballon distillé par Jérémy Ménez, est arrivé dans sa zone à la 20e minute de jeu, le géant suédois n'a pas hésité à faire une aile de pigeon, là où d'autres auraient mis la tête ou, à la rigueur, la poitrine. Sa reprise en aveugle a été sortie du bout des gants par Helton, qui avait fait le choix de ne pas sortir de sa cage. Ce sera le seul tir cadré d'"Ibra", qui, quelques minutes plus tôt, avait manqué une tête à trois mètres...

Ibrahimovic reprend le ballon en aile de pigeon :

Le Caliméro : Depuis son arrivée au PSG, Ezequiel Lavezzi semble jouer de malchance (et parfois de maladresse). Blessé, peu utilisé, guère efficace, l'ancien joueur de Naples tarde à s'imposer. Alors que Carlo Ancelotti l'a lancé à un gros quart d'heure de la fin, mercredi soir, en remplacement de Jérémy Ménez, Lavezzi a quitté la pelouse... huit minutes après y être entré en raison d'une douleur à la cuisse gauche. Visiblement irrité d'être autant poissard, "el Pocho" a jeté un violent coup de pied (droit, évidemment) dans la glacière du banc...

Van der Wiel face à Varela (930x620)

© MAXPPP

Le loser : C'était l'un des choix forts de Carlo Andelotti avant la rencontre. Le technicien italien avait préféré aligner Grégory van der Wiel plutôt que Christophe Jallet sur le côté droit de la défense parisienne. Las ! Le latréal néerlandais a été en souffrance pendant toute la rencontre face à la vivacité des Portugais, notamment Joao Moutinho et Rodriguez, les deux hommes du but. A ce moment-là, l'ancien de l'Ajax avait (pourtant ?) déjà rejoint le banc de touche après son remplacement par Christophe Jallet peu après l'heure de jeu.

Belhanda et Aït-Fana (930x620)

© REUTERS

Ceux qui ont bien mérité leur douche : Pendant que le PSG coulait tout doucement à Porto, Montpellier a surnagé dans la bouilloire de Gelsenkirchen face à Schalke 04 (2-2). Après avoir rapidement ouvert le score sur un splendide missile de Karim Aït-Fana (13e, ici avec Younès Belhanda, photo), les champions de France ont cédé en défense, sur une passe en profondeur pour Julian Draxler d'abord (26e) puis sur un penalty consécutif à une faute de Garry Bocaly dans la surface de réparation (53e). Réduits à dix et menés 2-1, les hommes de René Girard ont trouvé les ressources pour aller arracher le match nul en toute fin de match grâce à une frappe de Souleymane Camara (90e). Sous les yeux d'un "Loulou" Nicollin tourneboulé, les joueurs du MHSC ont fait honneur à leur maillot et ont bien mérité leur douche.

Aït-Fana ouvre le score d'une frappe enroulée :

René Girard (930x620)

© DR

Le geste (pas) technique : En parlant d'honneur... Juste après le coup de sifflet final, l'entraîneur montpelliérain René Girard a adressé un doigt d'honneur au banc de Schalke 04, reprochant visiblement aux joueurs allemands de ne pas avoir sorti le ballon alors qu'un Montpelliérain était à terre. Mais les tensions entre les deux bancs ont été palpables durant toute la rencontre, marquée par sept cartons jaunes et un rouge.  "Je pense qu'ils n'ont pas pris 4 ou 5 cartons jaunes qui auraient été mérité", a pourtant réagi René Girard. "Je l'ai dit à l'arbitre et ce Monsieur (Hubb Stevens, l'entraîneur de Schalke), que je ne connais pas, a trouvé bon de venir m'interpeller. Mais on sait recevoir nous aussi ! Je pense que cette équipe, à commencer par l'entraîneur, nous a manqué de respect. Et quand on ne respecte pas, on le paye! (A propos de son doigt d'honneur au banc allemand) Ils sont forts quand même. Mais ce n'est pas un problème." Ça en sera peut-être aux yeux de l'UEFA.

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