Ce qui a changé depuis le dernier PSG-Barça

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HISTOIRE - Les deux clubs se retrouvent un an et demi après leur quart de finale de 2013-14.

C'était il y a un an et demi, presque jour pour jour. Le 2 avril 2013, le PSG recevait le Barça en quarts de finale aller de la Ligue des champions (2-2). A l'aube de cette nouvelle saison 2014-15, le club de la capitale retrouve les Catalans en phase de groupes. En moins d'un an et demi, beaucoup de choses ont changé. Des deux côtés.

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De nouveaux entraîneurs. Carlo Ancelotti sur le banc d'un PSG dans l'attente d'un premier titre de champion de France depuis 1994 : cette période nous paraît bien lointaine. Et pourtant, c'était il y a 18 mois à peine. Depuis, le PSG a conquis sans trop de difficultés deux titres de champion de France consécutifs, dont le dernier en mai dernier sous l'égide de Laurent Blanc, entraîneur nommé un peu par défaut à l'été 2013. Accueilli avec scepticisme lors de son arrivée, l'ancien coach des Girondins de Bordeaux a depuis fait ses preuves, en insufflant un nouvel esprit offensif à son équipe, basé sur la possession du ballon. Pour cela, il s'est inspiré directement du... FC Barcelone. "Barcelone a toujours été une de mes équipes favorites par son style de jeu. Ils ont dominé le foot européen avec du jeu et des buts. Ça me plaît", a convenu Blanc lundi, lors d'une conférence de presse plutôt enlevée. Car là aussi, il progresse.

Blanc et Luis Enrique sous le maillot du Barça :

A quelques mètres de lui, prendra place mardi sur le banc des visiteurs l'un de ses anciens coéquipiers, Luis Enrique. Les deux joueurs ont évolué sous le maillot blaugrana lors de la saison 1996-97. Luis Enrique a succédé à "Tata" Martino, qui n'a passé qu'une saison sur le banc du Barça, et au regretté "Tito" Vilanova, en place en avril 2014. L'an dernier, le Barça a signé une saison "blanche" et laissé les honneurs aux clubs de Madrid, le Real et l'Atlético, qui se sont partagé la Liga, la Coupe du Roi et la Ligue des champions.

Sous les ordres de Luis Enrique, et sans renier son jeu passé, le Barça semble avoir retrouvé son allant cette saison. Il marque toujours des buts (18 en 7 matches) mais maintenant, il n'en prend plus. La défense catalane, où s'illustre le Français Jérémy Mathieu, n'a toujours pas encaissé le moindre but !

Un PSG davantage respecté. Les observateurs s'accordent à dire que le PSG a sans doute signé face au Barça deux de ses meilleurs matches sous l'ère Qatar Sports Investment. Un scénario fou à l'aller (2-2 avec une égalisation dans le temps additionnel) et un fol espoir au retour (le PSG a tenu la qualification pendant vingt minutes) ont fait de cette double confrontation une date dans la construction européenne du PSG, que l'élimination in extremis subie en avril dernier face à Chelsea au même stade des quarts de finale (3-1, 0-2) a à peine ébranlée.

A mesure des cartons réalisés sur la scène européenne (5-0 à Anderlecht, 4-0 sur la pelouse du Bayer Leverkusen,...), le PSG s'est construit en deux saisons de Ligue des champions une indéniable légitimité européenne. "Le PSG peut jouer les yeux dans les yeux avec nous. Ce sera un grand match quoi qu'il en soit", a d'ailleurs prédit le coach du Barça, lundi. Pour les quotidiens catalans de lundi, ce PSG-Barça est également présenté comme le premier grand rendez-vous de l'année...

Une de la presse catalane (1280x640)

© Montage Mundo deportivo/Sport

Un Messi revigoré. "La revanche de Messi." Voilà comment le quotidien catalan Sport présente le match de mardi soir. Pourquoi "revanche" ? Parce que le match aller du quart de finale d'avril 2013 marqua le début du "trou noir" pour Messi, blessé en première période. Bringuebalant au match retour, il avait créé l'étincelle sur le but de la qualification de Pedro, avant d'être à nouveau indisponible. Sans lui, le Barça fut tronçonné par le Bayern en demi-finales (7-0 sur les deux matches). Sans Messi, le Barça n'est plus trop le Barça. Et, avec un Messi amoindri, c'est un peu le cas aussi. Mais, peut-être ragaillardi par un Mondial plutôt réussi - et le titre fantoche de meilleur joueur offert par la Fifa -, Messi a débuté la nouvelle saison en trombe, avec déjà 5 buts et surtout 6 passes décisives au compteur.

"C'est un joueur d'exception. Il peut dribbler trois joueurs et marquer. Mais il peut aussi donner des buts. Ça me rappelle un autre grand joueur qu'on a à Paris." Ce joueur que Paris a, c'est Zlatan Ibrahimovic, forfait pour cette rencontre en raison d'une douleur persistante au talon gauche. Pour voir le duel Messi-"Ibra" sur 90 minutes, on attendra encore un peu...

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Deux stars de la Seleçao. Des nombreuses stars qui fouleront la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, deux n'étaient pas là en 2013. Et ils sont tous les deux brésiliens. Le Barça a recruté l'an dernier Neymar en provenance de Santos. Après une saison en demi-teinte, le n°11 catalan a crevé l'écran avec la Seleçao cet été. Samedi, contre Grenade, il a prouvé qu'il tenait la grande forme avec un triplé contre Grenade (6-0). Neymar devrait retrouver sur sa route son coéquipier en sélection brésilienne, David Luiz, recruté à grands frais par le PSG (plus de 50 millions d'euros).

Neymar et David Luiz (1280x640)

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En l'absence de Thiago Silva, toujours indisponible, l'ancien joueur de Chelsea devra prouver que le PSG a eu raison de croire en lui. Si le PSG n'a guère changé de visage de visage depuis avril 2013 - ah si, David Beckham ne sera plus sur le terrain mais en tribunes ! -, le Barça a enregistré les arrivées - et les installations - de Mathieu et d'Ivan Rakitic, qui a sorti Xavi du onze de départ. La principale recrue du Barça, Luis Suarez, reste elle suspendue pour sa morsure en mondovision. L'international uruguayen sera en revanche qualifié pour le match retour, le 10 décembre prochain. Mais d'ici là, des choses auront changé.