Ce PSG-là est insatiable

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Ce PSG-là est insatiable
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EN UN CLIC - Le PSG a décroché son billet pour les demies de la Coupe de la Ligue à Bordeaux.

Le caviar* : Alors qu'on se dirigeait tranquillement vers la prolongation, mardi soir, entre les Girondins de Bordeaux et le PSG, un éclair a jailli de la botte droite de Javier Pastore. Déjà buteur plus tôt dans la partie, l'Argentin, titularisé au milieu du terrain, a offert une passe lumineuse à Adrien Rabiot sur une petite louche. Le jeune joueur formé au PSG a alors eu l'intelligence de se mettre sur son pied gauche pour tromper Cédric Carrasso (85e). Le troisième et dernier but parisien, inscrit lui aussi par un milieu de terrain - Blaise Matuidi, entré en fin de partie -, a confirmé que le PSG était irrésistible quand son bloc équipe évoluait vers l'avant, comme il l'a fait en fin de match au stade Chaban-Delmas.

Le PSG domine Bordeaux sur la fin :



L'action Playstation : En fin de première mi-temps, le PSG, dominateur stérile pendant un long moment, a ouvert le score sur une action de tableau noir. Aux abords de la surface, Zlatan Ibrahimovic, titulaire à la pointe de l'attaque, décala Lucas sur le côté droit. Le Brésilien effaça Orban en passant le cuir derrière son pied d'appui avant de centrer en retrait sur Javier Pastore. Malgré les rebonds dus à la qualité approximative de la pelouse, l'Argentin ouvra parfaitement son pied pour placer le cuir hors de portée de Cédric Carrasso. L'ancien joueur de Palerme n'avait plus marqué depuis le 28 avril dernier. Il avait alors offert la victoire au PSG sur la pelouse d'Evian Thonon-Gaillard (1-0). Ce Bordeaux-PSG a des allures de rédemption pour l'Argentin. Les deux autres "mal-aimés", Lucas et Jérémy Ménez, ont montré de bonnes choses mais ont été moins performants sur la longueur qu'"El Flaco".





La boulette sauce tandoori : Relativement tranquille après l'ouverture du score de Pastore, le PSG s'est mis en difficulté pratiquement dès la reprise. Adrien Rabiot se fit subtiliser le cuir à 25 mètres du but par André Poko. Le Gabonais se retrouva seul face à Salvatore Sirigu et effectua alors le bon geste en lobant légèrement son ballon au-dessus du portier italien. Revenu en catastrophe, le capitaine Thiago Silva ne put que constater les dégâts et hurla sa colère sur ses coéquipiers. "Ses" et non "son" car Rabiot n'est pas le seul en cause. Il partage la boulette avec Marco Verratti, qui lui a transmis le ballon dans des conditions loin d'être idéales. Finalement, Rabiot "s'est racheté", de son propre avis, en fin de match en marquant le but du 2-1.

Le Caliméro : Vingt-quatre heures après avoir reçu le prix Puskas du plus beau but de l'année, Zlatan Ibrahimovic était bien titulaire, mardi soir. Le Suédois, copieusement (et étrangement) sifflé par le public de Chaban-Delmas, a mis un peu de temps à mettre la machine en route. A la 40e minute, il fut tout près d'ouvrir le score sur un service de Pastore, mais son but, inscrit sur une splendide reprise de volée, a été logiquement refusé pour un hors-jeu. Quatre minutes plus tard, le Suédois expédia un missile de près de 25 mètres, sur coup franc, qui est venu s'écraser sur le poteau droit de Carrasso. Après avoir initié l'action du premier but parisien, le Suédois pouvait prendre le chemin des vestiaires. Il fut remplacé à la mi-temps par Edinson Cavani, volontaire mais assez malheureux dans ses initiatives.

Le chant : Le stade Chaban-Delmas avait pratiquement fait le plein pour cette deuxième venue du PSG de la saison, après le match aller de Ligue 1, le 13 septembre dernier, qui s'était soldé par une victoire logique du PSG (2-0, buts de Matuidi (déjà) et Lucas). Mais, pendant un gros quart d'heure, on n'a rien entendu. Le virage Sud, où prennent place les bruyants Ultramarines, avaient en effet décidé d'observer une grève des encouragements afin de protester contre la Ligue de football professionnel (LFP) et son président, Frédéric Thiriez. Puis, au bout d'un quart d'heure, plusieurs fumigènes ont été "craqués" dans le virage, comme un défi à la Ligue. Les "Thiriez, démission" et "Liberté pour les ultras" ont ensuite accompagné les chants bordelais dans une enceinte qui avait enfin retrouvé sa voix...

Celui qui a bien mérité sa douche : Francis Gillot, entraîneur des Girondins, n'était pas sûr de le faire débuter. Guillaume Hoarau, moins d'une demi-heure au compteur avec le Scapulaire des Girondins sur la poitrine, était pourtant titulaire au coup d'envoi face à son ancienne équipe, dont il a défendu les couleurs pendant quatre ans et demi. L'international tricolore (5 sélections) a finalement quitté la pelouse à seulement un quart d'heure de la fin. visiblement encore un peu juste physiquement, l'ancien expatrié chinois s'est battu, dans les airs et à terre. Il est sorti sous les applaudissements du public bordelais, conscient de son investissement. A revoir, comme ce Bordeaux-là, auquel il apporte un évident supplément d'âme.

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