Bleus : le réalisme allemand a frappé

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Bleus : le réalisme allemand a frappé
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EQUIPE DE FRANCE - Séduisants par instants, les Bleus ont cédé deux fois en 2e mi-temps (1-2).

L'action Playstation* : Si Mesut Özil est adepte des consoles de jeu, il doit maîtriser à merveille la touche "passe en profondeur". Car celle que le joueur du Real Madrid a effectuée, dans le dos de la défense française et à la limite du hors-jeu, pour son coéquipier Sami Khedira, sur le but de la victoire allemande (2-1), mercredi soir, dans la froideur du Stade de France, est un modèle du genre (74e minute). Le deuxième orfèvre du milieu de terrain madrilène, à l'origine de ce une-deux longue distance, a ensuite glissé le ballon hors de portée de Hugo Lloris d'un petit extérieur du pied droit pour un but splendide.

Özil et Khedira se jouent de la défense bleue :

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Celui qui a bien mérité sa douche : On l'avait laissé le jogging remonté en train de quitter le stade Vélodrome après une piteuse défaite de l'OM face à Nancy, dimanche soir, en Ligue 1 (0-1). On l'a retrouvé titulaire, mercredi, au poste de meneur de jeu de l'équipe de France, contre l'Allemagne. Et, comme en Italie au mois de novembre, Mathieu Valbuena y est allé de son but. Pas de frappe enroulée dans la lucarne cette fois, mais un but de la tête, pour celui qui culmine à 1,67 m. Une belle façon de répondre aux sarcasmes et aux moqueries et de prouver, une fois de plus, qu'il peut faire un bien fou aux Bleus.

Valbuena ouvre le score pour les Bleus :

La boulette : Le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps avait dit qu'il n'ignorait pas que le PSG recevait Bastia moins de 48h après ce match amical. La blessure de Laurent Koscielny l'a contraint à laisser Mamadou Sakho tout au long de la rencontre mais il a sorti Blaise Matuidi à la mi-temps pour le remplacer par Etienne Capoue. Le joueur du Toulouse FC n'a pas tardé à se mettre en évidence, mais d'une bien mauvaise façon, en perdant un ballon chaud au milieu du terrain (51e). Ilkay Gündogan s'est alors rapidement projeté vers l'avant pour trouver Thomas Müller, qui ne s'est pas fait prier pour tromper Lloris d'une belle balle piquée. L'Allemagne était de retour dans la partie.

Müller égalise pour l'Allemagne :

Hollande et Merkel (930x620)

© REUTERS

L'atout charme : Ils ne sont pas quittés de la rencontre. Le président de la République, François Hollande, et la Chancelière allemande, Angela Merkel, ont fait assaut d'amabilité devant les appareils photos et les caméras, offrant l'image d'un couple franco-allemand en parfaite harmonie. Le chef de l'Etat a d'abord accueilli son invitée à l'entrée du Stade de France (photo) avant de partager le micro avec elle devant les caméras de TF1, à la mi-temps. Puis, à l'issue de la rencontre, Angela Merkel a consolé son hôte avec une chaleureuse accolade...

Romain Alessandrin face à l'Allemagne (930x620)

© Capture d'écran TF1

Le Caliméro : Didier Deschamps l'avait laissé entendre en conférence de presse. Oui, il donnerait du temps de jeu au Rennais Romain Alessandrini, appelé pour la première fois en Bleu pour ce match face à l'Allemagne. Et puis, finalement, non, le jeune joueur, 23 ans, a passé le match à ronger son frein sur le banc avant d'aller s'échauffer (pour la forme) dans les cinq dernières minutes. La présence d'un Franck Ribéry performant et ultra-motivé (et sans doute pas décidé à sortir...) sur son habituel côté gauche n'a sans doute pas joué à sa faveur.

Le loser : Certes, il est à l'origine du but français avec son coup franc magnifiquement tiré sur la barre transversale. Mais Karim Benzema n'a une fois encore pas trouvé le chemin des filets avec les Bleus, pour la dixième fois de suite. Il en a eu pourtant plusieurs fois l'occasion, notamment à la 27e minute de jeu quand, lancé par Valbuena, il s'est retrouvé seul face au gardien allemand, René Adler. Mais, plutôt que de lober sa balle, il a choisir de frapper en force, à ras du sol. Mauvais choix. Didier Deschamps l'a laissé jusqu'au bout pour qu'il débloque son compteur et retrouve de la confiance. Sans succès.

Didier Deschamps face à l'Allemagne (930x620)

© REUTERS

La pensée du jour : "Tout n'est pas à jeter." A l'issue de la rencontre, Didier Deschamps a refusé de ne retenir que les points négatifs d'une rencontre qui a mis du temps à démarrer avant d'être plutôt enthousiasmante. "On a eu une animation offensive intéressante avec des décalages, des dédoublements, des situations de frappe. Face à une telle équipe, on a eu vraiment des actions de qualité", a-t-il insisté. Mais "DD" sait que le plus dur reste à venir, avec la Géorgie le 22 mars et l'Espagne, le 26 mars, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. " Il va se passer un mois et demi. Il faut gagner en efficacité offensive, éviter de commettre certaines erreurs. Il n'y a pas de conséquence car il n'y avait pas de point en jeu mais ça ne me fait jamais plaisir de ne pas gagner."

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