Euro 2016 : le 4-4-2 des tops et des flops

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Euro 2016 : le 4-4-2 des tops et des flops
4 tops, 4 flops, et 2 "ni top ni flop", c'est le bilan du Lab Euro !@ Philippe Lopez / AFP
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ON DRESSE LE BILAN - Au moment de refermer l'Euro 2016, le Lab Euro revient sur ce qui a marché… et moins marché pendant la compétition.

Voilà, c’est fini. Le rideau est tiré sur l’Euro 2016 en France. Les quatre semaines de compétition nous auront fait vibrer au rythme des 51 rencontres jouées dans dix villes de l'Hexagone. Les supporters des 24 sélections nationales sont venus en nombre pour mettre l’ambiance dans les stades et dans les fan zones. Les petites équipes ont brillé, les Bleus aussi malgré la désillusion en finale, contre le Portugal (0-1 a.p.). Mais on reste quand même un petit peu sur notre faim au bout de cet Euro 2016, la faute au manque de spectacle, et à l’issue un peu cruelle pour l’équipe de France.

>>> Le Lab Euro vous dévoile ses TOPS et ses FLOPS de l’Euro 2016, en 4-4-2 :

LES QUATRE TOPS

  • L’arbitrage

On n’en a quasiment pas parlé, c’est donc très bon signe. L’arbitrage a été presque parfait tout au long de la compétition. Les 18 hommes en noir ont livré de très bonnes performances au sifflet, à l’image de l’Anglais Mark Clattenburg, qui a été irréprochable lors de la finale Portugal-France, mis à part le petit accroc de la sanction de Laurent Koscielny pour une main commise par Eder, en prolongations. Plus généralement, presque aucune décision arbitrale n’a été critiquée de tout l’Euro, et l’UEFA s’est même félicitée des 94,2% de bonnes décisions prises sur hors-jeu avant la finale. Enfin, si l’arbitrage a pu être aussi serein, c’est également grâce aux joueurs, qui ont impressionné par leur fair-play lors des 51 matches du tournoi. Un Euro sans mauvais geste ni anti-jeu, ça fait plaisir !

  • La réconciliation des Bleus avec leur public

Alors certes, le résultat n’est pas celui que l’on espérait. Mais on les a tout de même admirés, nos Bleus ! Ce qui nous a particulièrement plu, c’est l’engouement autour des joueurs de Didier Deschamps. Pendant un mois, les critiques ont été mises de côté, et la France a vibré presque à l’unisson pour Antoine Griezmann et ses partenaires. Dans les rues, les fan zones et dans les stades, le bleu, blanc, rouge était de sortie et l’amertume rangée au placard. Avec un fabuleux point d’orgue, en demi-finale contre l’Allemagne (2-0).


  • Les supporters

L’Euro 2016 n’était peut-être pas celui du spectacle, mais il a définitivement été celui des supporters. L’un des atouts de cette compétition à 24 équipes fut sans conteste les délégations de supporters toutes plus folles les unes que les autres. La palme des meilleurs fans est bien évidemment revenue aux supporters irlandais, extraordinaires d’inventivité dans les rues de France. Mais les Belges, les Gallois, les Islandais ou les Nord-Irlandais - entre autres - n’ont pas été en reste, loin de là. On aurait presque envie de leur dédier un clapping général pour les remercier !

  • L’Islande

Ah, le souffle des Vikings… Il nous aura marqué pendant presque trois semaines. L’Euro 2016 de l’Islande, on s’en souviendra très longtemps chez nous en France. Leur audace, leur clapping déjà mythique, leur public exceptionnel, leur fabuleuse victoire contre l’Angleterre (2-1) et même leur président qui s’est glissé dans le stade comme un supporter anonyme, tout nous aura rafraîchi chez les Islandais durant la compétition.



 LES QUATRE FLOPS

  • Le beau jeu

Non, on ne veut pas parler du ballon officiel de l’Euro 2016, qui a fait son tournoi sans accroc ou presque. Mais bel et bien du niveau de jeu général de la compétition, qui nous a un peu déçu. Il faut l’avouer, on s’attendait tout de même à mieux dans les stades de France cet été. Certes, on a eu quelques (très) beaux matches - Belgique-Italie (0-2), Hongrie-Portugal (3-3) ou Italie-Espagne (2-0) par exemple - mais on a été très loin du niveau des plus belles rencontres de la Coupe du monde 2014. Les grosses écuries nous ont plutôt déçu, et quelques rencontres nous ont même totalement endormis. Eh oui, l’Euro à 24 à ses inconvénients…

  • Les hooligans

C’est le gros point noir du début de l’Euro 2016. Les violences entre hooligans venus de plusieurs pays sont venues ternir la fête qui était annoncée pour ce mois de juin en France. À Marseille principalement, mais également à Lille, la compétition a bien failli virer au drame en raison d’une minorité de supporters russes et anglais venus exclusivement pour en découdre. Heureusement, les affrontements se sont vite calmés et la fête a pu reprendre son cours.


  • Les pelouses

C’est le détail qui fait tâche. L’état déplorable de certaines pelouses de France a été vivement critiqué par les sélections nationales, qui espéraient - à raison - pouvoir évoluer sur des terrains d’une qualité à la hauteur de l’événement. Mais les gazons du Stade Vélodrome, du Stade Pierre Mauroy de Lille et même du Stade de France étaient malheureusement loin d’être parfaits. Conséquence : un bon coup de gueule de Didier Deschamps, et l’UEFA qui tente maladroitement de sauver les meubles en changeant la pelouse de Villeuneuve-d’Ascq, en supprimant les entraînements de veille de match au stade, et même en rattrapant les trous à la peinture verte ! Et puisque cela ne suffisait pas, l’organisation a déploré une invasion de papillons de nuit au Stade de France le soir de la finale, après avoir oublié de couper les lumières lors de la nuit précédant le match…

  • L’Angleterre (et un peu l’Espagne)

Si le niveau de l’Euro 2016 nous a déçu, l’Angleterre y est pour quelque chose. Les Three Lions sont totalement passés à côté de leur huitième de finale contre l’Islande (1-2) après une phase de poules assez médiocre. Wayne Rooney a été quasiment inexistant, et Roy Hodgson s’est littéralement fait dézinguer par les anciennes gloires de l’équipe nationale pour ses choix tactiques. La plus jeune équipe du tournoi a décidément encore beaucoup de chemin à parcourir. On sera un peu moins sévère avec les Espagnols, également éliminés en huitièmes de finale. Mais tout de même, la Roja ne peut s'en vouloir qu'à elle-même après ses deux défaites d'affilée, contre la Croatie (1-2) et contre l'Italie (0-2), alors que les doubles tenants du titre avaient impressionné dans leurs deux rencontres initiales. Une autre équipe à reconstruire…

LES DEUX "NI TOP, NI FLOP"

Au Lab Euro, on aime bien le 4-4-2. Ça tombe bien, il y avait deux éléments de cet Euro 2016 que l’on ne savait pas vraiment où caser. Ni totalement top, ni totalement flop, voici nos deux mentions "Assez Bien" de la compétition.

  • La sécurité

Forcément, la sécurité de l’Euro 2016 était le gros point d’interrogation des organisateurs. Entre le risque d’attentats, la grogne sociale en France, les mouvements de foule, la sécurité dans les fan zones et le hooliganisme, les raisons de s’inquiéter étaient nombreuses. Le bilan est mitigé, mais satisfaisant. D’abord, le soulagement est énorme sur la question du terrorisme. Il n’y a pas eu d’attentat en marge de l’Euro 2016, et c’est un succès majeur pour les équipes de sécurité, qui peuvent enfin souffler. Mais le hooliganisme est venu noircir le bilan sécuritaire, avec des affrontements dans les villes mais également à l’intérieur des stades, notamment au Vélodrome, dans l’enceinte duquel de nombreux objets dangereux et des fumigènes ont pu être introduits. Autre couac qui aurait pu mal tourner, la panique sur la fan zone de la Tour Eiffel pendant le quart de finale entre l’Allemagne et l’Italie, ainsi que les tentatives d’intrusion sur le Champ de Mars avant la finale. Enfin, les incidents sur les Champs-Elysées après Allemagne-France ont rajouté de la tension sécuritaire à l’événement.

  • Dimitri Payet

Si l’Euro 2016 s’était terminé en quarts de finale, Dimitri Payet aurait eu sa place dans les tops, sans aucune contestation. Mais voilà, celui qui avait illuminé le début de compétition des Bleus s’est écroulé lors des deux derniers matches. En demi-finale, le canonnier de West Ham a été le seul Français à évoluer en-dessous du niveau de ses partenaires. En finale, sa prestation bien terne a poussé Didier Deschamps à faire sortir le Réunionnais dès la 58ème minute. Résultat : un Euro 2016 plein de promesses qui finit tout de même en demi-teinte. Mais bon, parce qu’il faut positiver, on va rester sur des bonnes choses en vous remettant une toute dernière fois le but magique de Dim’ contre la Roumanie, avec en prime la sortie du patron, pleine d’émotion. On ne s’en lasse toujours pas !