Espagne-Italie, nul et passionnant

  • A
  • A
Espagne-Italie, nul et passionnant
@ REUTERS
Partagez sur :

EN UN CLIC - L'Espagne et l'Italie ont fait nul (1-1), dimanche, à l'issue d'un match enthousiasmant.

Le caviar* : David Silva est un expert en caviars. Cette saison, ile milieu de terrain espagnol a délivré 23 passes décisives avec Manchester City. Dimanche, à Gdansk, lors du choc face à l'Italie, en ouverture du groupe C de l'Euro, le joueur des Citizens n'a pas tardé à montrer ses qualités, avec une remise habile à l'entrée de la surface de réparation pour Cesc Fabregas, qui trouva la faille pour égaliser (1-1, 64e) pour les champions d'Europe en titre. C'est la seule fois de la rencontre où la Roja a réussi à prendre en défaut une solide défense italienne, à trois centraux, lors d'un match qui a clairement lancé cet Euro 2012.

L'Espagne et l'Italie font match nul (1-1) :

Antonio di Natale (930x620)

© REUTERS

Celui qui a bien mérité sa douche : Quatre minutes seulement après son entrée en jeu, Antonio di Natale a ouvert le score sur un service en or d'Andrea Pirlo (61e). L'attaquant de l'Udinese a eu le geste juste en fixant Iker Casillas et en le trompant d'un joli tir croisé du droit qui finit sa course dans le petit filet opposé. Un peu plus d'un quart d'heure plus tard, le trentenaire italien fut tout près de réussir un doublé mais sa remise acrobatique passa de peu à côté. Di Natale a malgré tout marqué des points et il ne serait pas étonnant de le voir débuter le prochain match de l'Italie, face à la Croatie, jeudi prochain.

Balotelli avec l'arbitre du match (930x620)

© REUTERS

Celui qui aurait dû rester chez lui : Il a commencé la partie en faisant plusieurs fautes et en récoltant même un carton jaune, le premier de la partie, à la 37e minute de jeu. Mais Mario Balotelli s'est surtout fait remarquer, dimanche, en signant un raté monumental. Après avoir contré le ballon de Sergio Ramos sur le bord de touche, l'attaquant de Manchester City fila seul au but. Mais "Super Mario" oublia un temps qu'il n'était plus seul sur le terrain et ralentit tellement sa course qu'il permit à Ramos de revenir tacler le cuir dans ses pieds. Trois minutes plus tard, il quittait la pelouse et allait se morfondre sur le banc... Pas sûr qu'il retrouve une place de titulaire d'ici la fin de l'Euro.

Buffon et Casillas (930x620)

© REUTERS

Le "big duel" : Iker Casillas (à droite) et Gianluigi Buffon sont deux des meilleurs gardiens du monde. Et, dimanche, leur duel a fait des étincelles avec plusieurs parades de haut vol. Casillas s'est  mis en évidence lors de la première période, plus favorable à l'Italie, avec deux interventions décisives sur une volée splendide de Claudio Marchisio (36e) puis sur une tête au premier poteau du Parisien Thiago Motta (45e+1). Buffon, lui, s'est montré intraitable dans son duel à la 77e minute avec Fernando Torres, entré en jeu en deuxième mi-temps.

Le loser : Malgré son but en demi-finale retour de la Ligue des champions face à Barcelone, Fernando Torres ne semble pas avoir tout à fait retrouvé la confiance, comme en témoigne l'occasion de but qu'il a eu à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Seul face à Buffon, et avec l'excellent Jesus Navas à sa droite, Torres choisit le lob... Beaucoup trop enlevé. Pas sûr que Vicente del Bosque modifie son schéma de jeu face à l'Irlande, jeudi, en alignant une vraie pointe devant, ce qu'il n'avait pas fait dimanche, préférant aligner Fabregas au poste d'avant-centre. Le Catalan n'a pas été phénoménal mais il a été décisif en marquant le seul but de la Roja.

Mariano Rajoy lors d'Espagne-Italie (930x620)

© REUTERS

Le people : Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy (ici aux côtés de la princesse Letizia) était dans les tribunes du stade de la PGE Arena de Gdansk. "Je vais en Pologne parce que l'équipe d'Espagne est championne du monde, et parce que je pense qu'il est bien que le dirigeant d'un pays assiste au match d'ouverture", avait déclaré le dirigeant espagnol, samedi. Ce déplacement a été très critiqué en Espagne, alors que le pays vient de conclure un accord avec les autres pays de la zone euro sur un plan de sauvetage de ses banques.

La boulette sauce tandoori : On pourrait être sévère avec le gardien irlandais Shay Given et dire qu'il a fait deux boulettes, dimanche, lors de Croatie-Irlande (3-1), le deuxième match de ce groupe C. Mais on ne lui en voudra pas trop d'avoir renvoyé au fond des filets le deuxième coup de tête de Mario Mandzukic, à la 49e minute de jeu. En revanche, sur le premier coup de tête de ce même Mandzukic, à la 3e minute de jeu, le portier d'Aston Villa a eu les pieds dans le béton avant de réagir et de plonger sur sa gauche. Les Irlandais ont été punis dans un domaine qu'ils connaissent bien : les coups de pied arrêtés.

Shay Given au sol (930x620)

© REUTERS

Le moment où tout a basculé : Revenus dans la partie grâce à un... coup de tête de Sean St Ledger (19e), les Irlandais ont cédé une deuxième fois, peu avant la pause, sur une action confuse. Aux vingt mètres, Luka Modric tenta une frappe qui fut contrée et qui atterrit dans les pieds de Stephen Ward. Le défenseur irlandais, sous la pression, se trompa alors de côté (lui aussi aurait pu prétendre à la boulette du soir...), et servit... l'attaquant croate Nikica Jelavic, isolé dans la surface de réparation. 2-1 à la 43e. L'Irlande ne s'en est pas relevée.

*>>Retrouvez la "bible" d'Europe1.fr en short