Bleus, bonsoir tristesse !

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Bleus, bonsoir tristesse !
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EN UN CLIC - L'équipe de France a été logiquement sortie de l'Euro par l'Espagne.

Xabi Alonso

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Le moment où tout a basculé* : Pour affronter l'Espagne, Laurent Blanc avait décidé de muscler son côté droit en titularisant deux latéraux de métier, Anthony Réveillère et Mathieu Debuchy. Le but : limiter l'influence du couloir gauche espagnol, constitué d'Andres Iniesta et Jordi Alba. Las ! A la 19e minute de jeu, c'est précisément depuis ce couloir gauche que le but espagnol est venu. Jordi Alba s'est débarrassé de Debuchy avant d'adresser un excellent centre pour Xabi Alonso qui, isolé au deuxième poteau, catapulta le ballon de la tête dans les filets de Hugo Lloris, impuissant. Avec cette ouverture du score de l'Espagne, l'option défensive choisie par Blanc venait de faire pschitt. Et l'Espagne pouvait alors s'adonner à ce qu'elle sait faire mieux : se passer le ballon.

Xabi Alonso ouvre le score pour l'Espagne :

Le geste technique : Lors d'une soirée d'une grande pauvreté en termes d'intensité, le plus beau geste technique aura été la passe. Celle que les Espagnols ont multiplié pour garder le ballon autant que pour faire courir les Bleus. Rapidement devant au score, la Roja, qui bénéficiera de deux jours de repos de moins que son adversaire en demi-finales, le Portugal, a paru rapidement se projeter sur ce prochain match en calculant ses efforts. Comme veut l'adage, samedi soir, c'est davantage le ballon qui a couru plutôt que les Espagnols...

Debuchy

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Celui qui aurait dû rester chez lui : Ou peut-être en tout cas à sa place. Blanc avait décidé de faire évoluer Mathieu Debuchy au milieu du terrain pour contrer les montées de Jordi Alba. Mais ce choix s'est avéré totalement contre-productif. Non seulement Debuchy a été dépassé sur le premier but mais il s'est également révélé d'aucune aide offensivement. Même si on lui doit l'une des deux occasions tricolores avec une tête qui passa de peu au-dessus sur un centre de Franck Ribéry (60e).

La pensée du jour : "Va te faire enc..." Voilà ce que Samir Nasri aurait lancé à un journaliste français de l'AFP après une altercation en zone mixte. Le milieu de terrain de Manchester City aurait refusé de s'adresser aux médias en déclarant qu'ils cherchaient "toujours les histoires" et à "écrire de la m...". Le journaliste de l'AFP lui aurait alors répondu : "alors, casse-toi". Nasri serait alors sorti de ses gonds en insultant son interlocuteur et en concluant par : "maintenant, vous allez pouvoir dire que je suis mal élevé." On peut en tout cas tirer le bilan de l'Euro de Nasri : un but, deux insultes.

Ribéry face à Silva (930x620)

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Celui qui a bien mérité sa douche : Déjà bien en jambes lors des matches de préparation puis lors de la phase de poules, Franck Ribéry a été une nouvelle fois le Bleu le plus en vue en attaque (mention à Laurent Koscielny en défense), samedi, avec quelques accélérations tranchantes et une volonté constante d'aller de l'avant. Mais, isolé aux côtés d'un Karim Benzema très décevant, le joueur du Bayern n'a pas été capable de renverser le cours de la rencontre, avec trop peu de réussite dans le dernier geste. Actif sur le terrain, discret en dehors, il restera malgré tout l'une des satisfactions françaises de l'Euro. De bon augure pour la suite.

La cacahuète : L'équipe de France n'aura cadré qu'un seul tir lors de cette rencontre : un magnifique coup franc de Yohan Cabaye de plus de 25 mètres que Casillas détourna en corner d'une belle manchette peu après la demi-heure de jeu. C'est beau mais c'est peu.

Cabaye

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Carbonero

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L'atout charme : Iker Casillas a très bien fait le peu de choses qu'il a eu à faire. Sa compagne, la journaliste Sara Carbonero, qui était sur le bord de la pelouse, ne pourra pas dire le contraire.

Le "Nene" : Au cours d'un match sans montée d'adrénaline ni polémique, Cesc Fabregas aura bien tenté de faire "monter la sauce". Le joueur du Barça, préféré à Fernando Torres à la pointe de l'attaque espagnole, s'est écroulé dans la surface de réparation dès la 9e minute de jeu après une lutte pour le ballon avec son ancien coéquipier à Arsenal, Gaël Clichy. Penalty, pas penalty ? Le contact est léger et sans doute involontaire. Fabregas a réclamé le penalty, en vain.

Le chant : Espagne-France était bien un quart de finale de l'Euro. On a pu en douter. Car l'ambiance dans la Donbass Arena de Donetsk laissait plutôt penser à un match de rentrée estival. Et les chants, comme les occasions de but, étaient aux abonnés absents, entre deux des nations les plus éloignées de l'Ukraine géographiquement.

Réveillère, Pedro

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L'action Playstation : Cette action vidéoludique qui consiste parfois à "chercher le penalty", Pedro l'a très bien fait. Après avoir laissé sur place Adil Rami, le joueur du Barça a mis son corps devant le ballon pour forcer Réveillère à une intervention risquée et... sanctionnée. Le premier but était un peu pour Debuchy. Le second, également inscrit par Xabi Alonso, est un peu pour Réveillère. Samedi, la France a pris l'eau sur sa droite.

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