La finale, rien que la finale

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La finale, rien que la finale
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COUPE DU MONDE - La France a battu (9-8) le pays de Galles, qui a joué à 14 pendant une heure.

Harinordoquy (930x620)

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Les Bleus dans la souffrance. Les premières minutes ont donné le ton de ce que Marc Lièvremont a qualifié de "demi-finale la plus vilaine de l'histoire du rugby mondial". Les Bleus n'y étaient pas, dans le bon ton. Des chandelles, pas ou peu de jeu à la main et un recul à l'impact sur les percées galloises. Puis le XV du Poireau a subi deux coups durs : la sortie sur blessure de son pilier droit Adam Jones (10e) puis huit minutes plus tard, l'exclusion pour un plaquage cathédrale de Sam Warburton, le capitaine. Bizarrement, ses deux coups du sort ont semblé anesthésier les Bleus, qui n'ont jamais été en position de marquer un essai ni même d'avancer sur le terrain. "Ce n'est pas le rugby qui nous a fait gagner, mais la solidarité", a justement résumé Dimitri Yachvili.

Une troisième finale pour la France. Malgré la douleur et le manque de saveur, l'équipe de France a son ticket pour la troisième finale de Coupe du monde de son histoire. Les joueurs de Marc Lièvremont affronteront dimanche 23 octobre le vainqueur de la seconde demi-finale qui opposera l'Australie à la Nouvelle-Zélande, ce dimanche (10h00). Dans tous les cas, ce sera une revanche. En effet, en 1987, l'équipe de France s'était inclinée face aux All Blacks (29-9) et en 1999, les Bleus avaient subi la loi de l'Australie (35-12).

Warburton face à Clerc (930x620)

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Warburton voit rouge. Lors de France-Tonga, le Tongien Suka Hufanga et Fabrice Estebanez avaient reçu un carton jaune pour un plaquage cathédrale. Samedi, à la 18e minute de jeu, Warburton a commis la même faute sur Vincent Clerc. Mais, cette fois, l'arbitre de la rencontre, l'Irlandais Alain Rolland, a décidé de sortir le carton rouge et les Gallois ont été contraints de jouer plus d'une heure à quatorze contre quinze. Pour pallier cette exclusion, les Gallois ont évolué avec Jamies Roberts en position de troisième ligne et comme ils ont souvent tenu le ballon - rendu glissant par la pluie qui était tombée sur Auckland -, leur infériorité numérique n'a guère été perceptible... Et ce sont même eux, par leur demi de mêlée Mike Phillips, qui ont marqué le seul essai de la rencontre, inscrit à la 59e minute de jeu.

Les Gallois trop maladroits. Propulsé buteur, Morgan Parra a répondu présent avec trois pénalités réussies sur trois tentées. Ce furent les neuf points français. A l'inverse, les Gallois, tous les buteurs gallois, ont été incroyablement maladroits. Au total : une tentative réussie sur huit tentées, pénalités, transformations et drops réunis. Deux échecs vont rester comme des traumatismes pour tout un pays : la transformation de l'essai par Stephen Jones, qui est venue s'écraser sur le poteau et la dernière pénalité des cinquante mètres de Leigh Halfpenny qui est passée quelques centimètres sous les poteaux.