Julio Cesar, le héros inattendu du Brésil

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Julio Cesar, le héros inattendu du Brésil
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SAUVEUR - Le portier brésilien a stoppé deux tirs au but face au Chili, samedi.

Julio Cesar face au Chili (930x620)

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Pour une fois, le héros brésilien ne fut pas Neymar. Sa qualification pour les quarts de finale de "sa" Coupe du monde, la Seleçao la doit très largement à son gardien, Julio Cesar, auteur de deux parades lors de la séance de tirs au but. Oui, celui-là même qui fut tant décrié avant le Mondial : trop âgé, trop lent. Depuis qu'il a quitté l'Inter Milan en 2012, le n°12 brésilien a connu une relégation avec les Queens Park Rangers, le rôle de doublure en deuxième division anglaise et un transfert à Toronto, en Major League Soccer, le tout à 34 ans seulement, un âge pas si avancé pour son poste.

Des pleurs avant, des pleurs après. Alors, samedi, quand il a senti que son tour allait venir, Julio Cesar a craqué. En pleurs. "Je suis émotif, Je serai toujours moi-même", a-t-il raconté après le match. "J'ai pleuré car beaucoup de joueurs sont venus me dire des choses, me soutenir et je n'ai pas réussi à me contenir. Je savais que je devais être concentré et ils m'ont donné la force pour faire mon travail du mieux possible." Et c'est avec des larmes dans les yeux qu'il a entamé une séance de tirs au but qui a été la sienne (et celle de son poteau gauche). Il a repoussé les tentatives (mal assurées) de Mauricio Pinilla et d'Alexis Sanchez avant de voir celle de Gonzalo Jara repoussée par son montant.

"Confiance et tranquillité." "J'espère que les prochains matches n'iront pas aux penalties, sinon les proches vont avoir des problèmes de coeur", a-t-il souri. "Sur le plan individuel, il y a eu beaucoup de questions autour de ma convocation. Je me suis bien préparé, physiquement et psychologiquement. Je veux remercier le staff et les coéquipiers pour la confiance et la tranquillité qu'ils m'ont transmises."

Neymar avec Julio Cesar (930x620)

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Avant le dernier tir au but encore, Neymar, qui venait de marquer le sien, est allé lui glisser un mot de soutien. "Julio Cesar est un phénomène : il est là quand il faut. Je n'ai pas eu peur", a expliqué après coup la star brésilienne. Avant la séance de tirs au but, Julio Cesar avait eu la chance des grands gardiens, comme on dit, avec le tir de Pinilla qui a fini sa course sur la barre (120e). Mais le portier auriverde n'a pas eu que de la chance. A la 67e minute, c'est un de ses réflexes, main gauche, qui a sauvé le Brésil sur un tir puissant de Charles Aranguiz.

Felipe Melo, buteur malheureux face aux Pays-Bas (630x420)

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Le (mauvais) souvenir de 2010. "J'ai déjà connu de grandes joies dans ma carrière mais celle-ci est spéciale après 2010", a souligné Julio Cesar. Lors du Mondial 2010, sa prestation face aux Pays-Bas avait été critiquée (défaite 2-1 en quarts de finale avec un but de Sneijder et un de Felipe Melo contre son camp, photo). Le sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari, revenu aux affaires en 2012, l'avait rappelé en 2013 pour un match amical en Angleterre. Depuis, il en a fait son titulaire, malgré les turpitudes de ses expériences en club. "J'ai eu des joies dans ma carrière, je suis un athlète comblé mais il manque une page à écrire", a conclu le portier brésilien samedi. Julio Cesar reprendra ses gants (et son stylo) vendredi prochain, face à la Colombie, en quarts de finale.

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