Un nul au bout de l'ennui

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Un nul au bout de l'ennui
@ REUTERS
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EQUIPE DE FRANCE - Les Bleus ont été tenus en échec, vendredi soir, en Biélorussie (1-1).

Neuf mois pour ça ? Il faut croire qu'après neuf mois de gestation, l'équipe de France version Laurent Blanc n'est pas encore née. Le 3 septembre dernier, face à la Biélorussie, les Bleus s'étaient inclinés face aux Biélorusses au Stade de France (1-0). Vendredi soir, l'équipe de France s'est cette fois contentée du match nul (1-1) face à la 53e équipe mondiale au classement Fifa, qui était privée d'une grand nombre de ses titulaires habituels, dont Alexandre Hleb. Entre ces deux rencontres face à la Biélorussie, il y a eu quelques très bons matches (en Angleterre, face au Brésil) et quelques purges aussi (au Luxembourg, contre la Croatie). Le match de vendredi en Biélorussie était clairement dans la deuxième veine. Manquant cruellement d'imagination dans les mouvements et de percussion dans les derniers gestes, les Bleus ont déçu. Voilà qui promet pour les deux matches amicaux à venir, en Ukraine, lundi, et en Pologne, jeudi. A lire :Les Bleus en échec

But sur but. A l'aller, le seul tiré cadré des Biélorusses avait suffi à faire mouche. Vendredi soir, à Minsk, on a cru assister au même genre de scénario quand, sur un corner tiré depuis la gauche par Timofei Kalachev, Eric Abidal fut surpris de recevoir le ballon au second poteau et le dévia dans son but (20e). A un but inattendu succédait un but d'inattention. Heureusement, la farce ne dura que deux minutes, le temps pour Florent Malouda d'égaliser presque dans la foulée (22e). 1-1. Et après ? L'ennui. Un collègue amateur de bons mots m'a même glissé, à raison : "on aurait aimé que la FFF instaure un quota d'occasions franches pour que les adversaires des joueurs de Laurent Blanc en voient de toutes les couleurs". A lire : Le film du match

La satisfaction Malouda. C'est peu dire que Florent Malouda n'avait guère brillé lors de ses dernières sorties avec les Bleus. Vendredi, et contre toute attente, l'ailier tricolore, repositionné à droite pour faire de la place à Franck Ribéry, a surpris par son sens de l'initiative. Et c'est lui qui, après une habile remise de Karim Benzema, a inscrit le seul but bleu sur une belle frappe à l'entrée de la surface. "Pour moi, c'était une première à droite et je dirais que je me suis adapté", a expliqué Malouda après la rencontre. "Ca s'est bien passé dans le sens où je marque un but, mais je suis déçu par le résultat. On verra si c'est reconduit." Une chose est sûre : on reverra Malouda, mais aussi Benzema, encore une fois très saignant avec les Bleus. A lire :Les notes des Bleus

Voronkow face à Sakho

© MAXPPP

La première de Sakho. Déjà entré en jeu deux fois par le passé, le jeune Parisien fêtait sa première titularisation chez les Bleus aux côtés d'Adil Rami. Nerveux en début de rencontre, ce qui lui a fait manquer un contrôle facile, il a été plus rassurant par la suite, même si, évidemment, l'opposition était trop faible pour qu'on puisse juger. "Mon premier quart d'heure a été timide, puis, je me suis plus lâché au fur et à mesure. C'est correct, on va dire, mais je peux mieux faire." Lucide, le joueur du PSG. A lire :Les réactions

Une bonne opération malgré tout. Malgré la contre-performance évidente et la déception affichée des joueurs, ce résultat nul permet à la France de conserver un matelas relativement confortable de quatre points en tête du groupe D, devant, justement, la Biélorussie. Car dans l'autre match de la soirée concernant ce groupe D, la Bosnie-Herzégovine s'est inclinée lourdement (3-0) en Roumanie. A voir :Le classement du groupe D