Paris, sans jus ni jeu

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Paris, sans jus ni jeu
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LIGUE 1 - Trois jours après Séville, le PSG n'a pas montré grand chose contre Rennes (0-0).

LIGUE 1 - Trois jours après Séville, le PSG n'a pas montré grand chose contre Rennes (0-0). La victoire de Séville, jeudi en Ligue Europa, fut celle d'un PSG habile en contre-attaque et solide en défense. Le match nul concédé dimanche face à Rennes (0-0) est celui d'un PSG stérile en attaque et solide en défense, avec une charnière Armand-Sakho au rendement satisfaisant. Sous un dernier soleil estival, le PSG, visiblement fatigué par son déplacement espagnol, n'a pas réussi à enchaîner, un peu plus d'une semaine après sa démonstration offensive face à Arles-Avignon (4-0). Pire, les Parisiens, obligés de faire le jeu face à une équipe relativement attentiste, ne se sont créés en tout et pour tout qu'une seule occasion franche, par l'intermédiaire de Mevlut Erding. Toujours en manque de confiance, l'attaquant turc ne cadra pas sa reprise à deux mètres du but après une subtile remise de la tête de Guillaume Hoarau (57e). Rennes guère dangereux Le reste ne fut que des demi-occasions, et souvent l'oeuvre d'Hoarau, dominateur dans les airs mais pas assez tranchant dans ses frappes de la tête, ou de l'opportuniste Ludovic Giuly, qui buta sur un Nicolas Douchez vigilant (49e). De son côté, le Stade Rennais a manqué l'occasion de prendre la tête du Championnat. Et pourtant, les joueurs de Frédéric Antonetti étaient le mieux entrés dans la partie, grâce notamment à l'activité de Yacine Brahimi. Le jeune milieu rennais mit même à contribution Edel, une fois de plus titulaire, sur une frappe le long du poteau gauche (23e) puis sur un autre tir, cette fois non cadré (41e). La plus belle opportunité rennaise fut à mettre au crédit de Victor Hugo Montano, qui repiqua dans l'axe avant d'adresser un missile qui passa de peu au-dessus (45e). Beaucoup moins appliqués après la pause, les Rennais ont semble-t-il choisi de se contenter de ce résultat nul face à des Parisiens trop brouillons dans les derniers gestes. Le match a donc gentiment ronronné jusqu'à son terme, à peine perturbé par les quelques refrains frondeurs descendus des tribunes et venus essentiellement de supporters issus du kop de Boulogne, qui ont achevé leur récital par un "Et il est mort le Parc des Princes". Malgré ce match sans relief et cette ambiance toujours si particulière, Claude Makelele a préféré retenir les points positifs, devant les caméras de Foot +. "C'est dommage, on aurait bien aimé confirmer sur notre lancée. Le plus important, c'est de ne pas prendre de but." En trois matches, le PSG n'a en effet pris aucun but. Mais s'il en a marqué cinq, il y en eut quatre face au seul Arles-Avignon et un, heureux, à Séville. Antoine Kombouaré sait désormais quel secteur travailler.