Lyon, les nerfs à vif

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Lyon, les nerfs à vif
@ Montage MAXPPP
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LIGUE 1 - L'OL n'est plus maître de son destin. Et commence à craindre l'avenir.

"Quand Lyon est troisième, c'est une catastrophe", a expliqué Jean-Michel Aulas lundi soir, dans des propos repris dans L'Equipe. Alors quatrième... Pourtant, après son match nul lundi soir à Brest (1-1), l’OL n'a plus son destin entre ses pieds et peut chuter à cette quatrième place, mercredi, si le PSG, son rival pour la troisième place, s'impose à Bordeaux. A deux journées de la fin, l'OL se retrouverait alors éjecté du podium. Pour retrouver trace d'un Lyon hors des trois premiers au classement final - et donc hors des places qualificatives pour la Ligue des champions ou son 3e tour préliminaire -, il faut remonter au siècle dernier et à la saison 1997-98...

Vercoutre tente le coup de tête

L'enjeu est simple pour l'OL : une non-qualification pour la C1 et c'est plusieurs dizaines de millions d'euros qui s'envolent. Si Claude Puel ne veut pas céder à la panique - "Pour le moment, cela ne sert à rien de spéculer", dit-il -, son président reconnaît qu'il y avait "beaucoup de tension" au Stade Francis-Le-Blé. Cette tension était en effet palpable sur la pelouse, dans les duels, mais également sur le bord du terrain. Juste après le coup de sifflet final, Rémy Vercoutre, gardien remplaçant et homme de base du vestiaire lyonnais, a ainsi essayé de mettre un coup de tête à Paul Baysse dans le tunnel menant aux vestiaires, le défenseur brestois s'étant rendu coupable d'un mauvais geste sur César Delgado en fin de match.

Pjanic, tendance boudeur

Cet énervement traduit la fébrilité du groupe. L'équipe, qui avait pris un bouillon à Auxerre la semaine passée (0-4), a été guère plus consistante lundi. Entre les blessés (Lisandro et maintenant Gomis, victime d'une entorse à un genou) et ceux qui veulent partir, comme Bastos ("Le moment de changer d'air est arrivé" a déclaré le Brésilien au quotidien italien Tuttosport), il y aussi ceux qui sont agacés de quitter la pelouse, une constante cette année à Lyon. Lundi, c'est Miralem Pjanic, remplacé à quatre minutes de la fin du temps réglementaire par Alexandre Lacazette, qui a montré son mécontentement lors de sa sortie du terrain.

Les supporters se lâchent

Montrer son mécontentement envers Claude Puel, c'est aussi une spécialité des supporters lyonnais, dont la fameuse banderole "Puel démission" est ressortie au gré des résultats et au fil des déconvenues. Puel à Lyon, ça ne passe définitivement pas. Des supporters du Virage Sud ont ainsi lancé un appel sur Facebook pour aller manifester devant le siège du club, samedi, avant le match face à Caen et "exiger la démission de Claude Puel". "Voici trois ans que Claude Puel étale son incompétence tactique et managériale, enchaîne les résultats qui nous font honte en Europe comme en France et bénéficie du cadre serein et résolument positif de Lyon pour continuer son entreprise de destruction." Les mots sont durs. L'atmosphère est lourde à Lyon.