Lacourt-Stravius, dos et d'or

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Lacourt-Stravius, dos et d'or
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NATATION - Camille Lacourt et Jérémy Stravius ont été sacrés co-champions du monde sur 100 m dos.

Lacourt et Stravius (930x620)

© MAXPPP

Lacourt-Stravius, le scénario idéal. Ils devaient se disputer le titre. Ils vont se le partager. Camille Lacourt et Jérémy Stravius, qui avaient réalisé les deux meilleurs chronos lors des demi-finales, ont été sacrés tous les deux champions du monde du 100 m dos, après avoir réalisé exactement le même temps en finale : 52"76. Champion d'Europe en titre, Lacourt a longtemps tenu la tête avant de se faire rattraper à la touche par sa compatriote. Le Japonais Keisuke Irie est troisième. A lire :Lacourt et Stravius, pour la vie

Camille Lacourt et Jérémy Stravius remportent le 100 m dos :

Lacourt, le sacre du beau gosse. L'été dernier, lors des championnats d'Europe, à Budapest, il avait fait un carton aussi bien dans les bassins (or sur 50 m et 100 m dos et au relais 4x100 m quatre nages) que dans les cœurs. La belle gueule de la natation française, Camille Lacourt, est devenue mardi le premier champion du monde français de l'histoire. "Cette course, je suis vraiment allé la chercher avec mes tripes", a confié le nageur du Cercle des nageurs de Marseille, dont la popularité ne devrait pas baisser dans les mois à venir... A lire :Lacourt : "avec les tripes"

"J'ai vraiment tout donné", explique Camille Lacourt :

Stravius grimpe d'une marche. Deuxième à Budapest, l'an dernier, sur cette même distance du 100 m dos, Jérémy Stravius a grimpé d'une marche sur laquelle il a rejoint son compatriote Camille Lacourt. "La rivalité est dans l'eau uniquement. On a du respect envers l'autre", a confié sur France 3 le jeune nageur français, qui a fêté ses 23 ans le... 14 juillet dernier. Pour la natation française masculine, la fête nationale, ce sera désormais le 26 juillet. A lire : Stravius : "je suis champion du monde"

"On a frappé un grand coup", note Jérémy Stravius :

Maracineanu et Manaudou ne sont plus seules. Si Jean Boiteux (400 m en 1952) et Alain Bernard (100 m en 2008) ont connu la consécration olympique, aucun nageur français n'avait réussi à décrocher l'or mondial. Seules deux femmes avaient réussi cet exploit : Roxana Maracineau en 1999 sur 200 m dos et Laure Manaudou à trois reprises (400 m en 2005, 200 et 400 m en 2007). Lacourt et Stravius entrent ensemble dans la légende de la natation française.

Yannick Agnel (930x620)

© REUTERS

Agnel derrière les Américains. Meilleur temps des demi-finales, Yannick Agnel n'a pas réussi à se glisser sur le podium du 200 m à l'issue d'une finale de haute volée qu'il a terminée à la cinquième place. Les Américains Ryan Lochte et Michael Phelps ont réalisé un doublé, l'octuple champion olympique de Pékin devant se contenter de l'argent pour 35 centièmes (1'44"79 contre 1'44"44). Sacré en 2009, l'Allemand Paul Biedermann prend la 3e place. Malgré sa déception, légitime, de ne pas figurer sur le podium, Agnel n'a pas de regret à avoir. En 1'44"99, il est le premier Français à passer sous les 45 secondes. "J'ai eu du mal dans les 50 derniers mètres", a reconnu le champion d'Europe en titre du 400 m. "Mais je n'ai pas à grand-chose à me reprocher." A lire : Agnel sans regret

Deuxième finale pour Muffat. Médaillée de bronze sur 400 m, Camille Muffat s'est qualifiée mardi pour la finale du 200 m en réalisant le quatrième temps des demi-finales. Comme sur 400, elle aura comme rivale Federica Pellegrini, championne du monde en titre, mais aussi la Néerlandaise du Cercle des nageurs de Marseille, Femke Heemskerk, auteur de la meilleure performance de l'année lors de sa demie, avec un chrono de 1'55"54.

Zhao et Coughlin (930x620)

© REUTERS

Zhao prive Coughlin du triplé. L'Américaine Nathalie Coughlin avait l'occasion de rejoindre Krisztina Egerszegi et Dawn Fraser dans l'histoire de la natation en remportant trois titres de championne du monde d'affilée sur une même épreuve, le 100 m dos. Mais l'Américaine, la mieux partie, a été débordée dans les 25 derniers mètres par la Chinoise Jing Zhao, portée par son public et sacrée championne du monde pour... un centième seulement par rapport à la Russe Anastasia Zueva (59"05 contre 59"06). Coughlin doit se contenter de la médaille de bronze en 59"15. A lire : Coughlin : rendez-vous à Londres