La sélection tchèque en plein scandale

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La sélection tchèque en plein scandale
@ REUTERS
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EURO 2012 - Les Tchèques sont accusés d'avoir fêté leur qualification de manière déplacée.

Le 15 novembre dernier, la République tchèque s'est qualifiée pour le championnat d'Europe des nations 2012 en disposant en barrages du Monténégro (2-0, 1-0). Mais les joueurs de Michal Bilek ont eu visiblement très peur de ne pas être du voyage en Pologne et en Ukraine... Car cette cinquième qualification d'affilée, les Tchèques l'ont fêtée avec assez peu de retenue, entre insultes face caméra à l'aéroport de Pogdorica et costumes déchirés lors de leur arrivée à Prague. Et avec Internet, rien ne se perd et tout se voit...

Les Tchèques célèbrent bruyamment leur qualification :

Une semaine plus tard, la polémique n'a pas désenflé en République tchèque, où l'on estime que l'image de la sélection nationale a été écornée. Le chef de la fédération est le premier à monter au créneau. "Un tel comportement est incompatible avec celui de membres de la sélection", s'est indigné Miroslav Pelta, qui s'est adressé à la presse lundi, au terme d'une réunion du Comité exécutif de la Fédération (FACR). "Au lieu d'être en pleine euphorie, nous sommes plongés dans un problème. Notre succès est dévalorisé."

"Une émotion incontrôlable" pour Rosicky

L'objet des insultes des joueurs tchèques, parmi lesquels on peut reconnaître le Bordelais Miroslav Plasil ou l'ancien Lyonnais Milan Baros, porte un nom : Radek Drulak. Cet ex-international (16 sélections, 6 buts entre 1995 et 97) s'en était pris dans les médias au jeu de la sélection, s'attirant les foudres des joueurs en place. Un ancien qui s'en prend à la sélection, il s'agit là d'une problématique relativement fréquente, y compris en France. "Je suis désolé que les joueurs aient tenté de régler leurs comptes (avec Drulak ndlr) d'une manière aussi malheureuse", a confié l'ancien joueur de Lens Vladimir Smicer, manager de la sélection.

"Nous avons maintenant six mois pour améliorer l'image de l'équipe." Problème : selon le porte-parole de la Fédération, Jaroslav Kolar, Smicer a entretenu la flamme de cette colère. "Je n'arrive pas à imaginer comment j'aurais pu l'empêcher", s'est-il justifié.

Devant l'ampleur de la polémique, les joueurs ont commencé par battre leur coulpe, à commencer par le capitaine Tomas  Rosicky, qui a dit qu'"une émotion incontrôlable et une immense euphorie l'avaient emporté sur le bon sens". La Fédération a condamné l'ensemble des joueurs et du staff à une amende de 2 millions de couronnes (78.000 euros). Par ailleurs, de nombreux supporteurs ont manifesté leur mécontentement devant ces images jugées indécentes. Comme quoi, le désamour guette, non seulement quand les joueurs font la grève mais aussi quand ils font trop la fête...