L’image du foot français dégradée

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L’image du foot français dégradée
@ REUTERS
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L’opinion française se montre très sévère avec le football, selon une étude révélée mercredi.

L’annus horribilis du football français a laissé des traces. De la main de Thierry Henry, en novembre 2009, face à l’Irlande, à la toute récente affaire des quotas de la FFF, les derniers mois écoulés ont vu les affaires négatives se succéder à un rythme des plus soutenus. On songe notamment à la calamiteuse Coupe du monde en Afrique du Sud et sa tristement célèbre grève de Knysna, ou à l’affaire Zahia, avec la mise en examen de Franck Ribéry à la clé.

Du coup, dans une étude révélée mercredi dans Metro, c’est la débandade pour le football. L’opinion juge ce sport à l’aune de l’image désastreuse qu’il a renvoyé ces derniers mois. Le 12 juillet 1998, sa France black-blanc-beur et ses Champs-Elysées pleins à craquer, semblent désormais très loin.

La Coupe du monde 2010, une "trahison"

C’est le ministère des Sports qui a commandé cette étude à Médiascopie. L’institut a proposé 200 mots à un panel de 1.000 Français. A charge pour eux de noter ces mots (ou expressions) selon deux échelles : positif/négatif, et a de l’avenir/n’a pas d’avenir. Médiascopie en a tiré un graphique et des conclusions, et les résultats sont sas appel

En termes d’images, le football arrive ainsi derrière tous les sports, comme le rugby ou le handball, la natation ou le tennis. Même le cyclisme et ses scandales de dopage à répétition se paye le luxe d’être devant le football. "L’argent et les médias peuvent pousser à une “overdose” de certaines disciplines, avec leurs compétitions à grand spectacle, les exploits de “héros du stade” surcotés, archi-professionnels, trop présents et trop payés, dont le football est devenu l’emblème”, écrit l’institut dans sa synthèse. Quant à la Coupe du monde 2010, elle a été vécue comme une ”trahison” à l’esprit du sport.

L’affluence moyenne dégringole

Les footballeurs payent aussi leur attitude distance, sinon méprisante, à l’égard des supporters, quand les handballeurs, par exemple, séduisent par leurs résultats sportifs (Champions d’Europe, du monde et olympiques), mais aussi par leur accessibilité.

Le risque est bien réel pour le football de perdre sa place de sport numéro 1 en France. Et le désamour pourrait bien être profond. En témoigne les chiffres de l’affluence de la Ligue 1. Avec 19.376 spectateurs de moyennes pour l’exercice 2010-2011, l’élite française fait beaucoup moins bien que la saison précédente, où la moyenne atteignant 20.048 spectateurs par match.