Affaire Rubiales : des changements «insuffisants» pour un retour en sélection, estiment les championnes du monde

Affaire Rubiales : des changements «insuffisants» pour un retour en sélection, estiment les championnes du monde
Affaire Rubiales : des changements «insuffisants» pour un retour en sélection, estiment les championnes du monde © Cameron Spencer / GETTY IMAGES ASIAPAC / Getty Images via AFP
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avec AFP // Crédit photo : Cameron Spencer / GETTY IMAGES ASIAPAC / Getty Images via AFP
Malgré la démission du président de la fédération, Luis Rubiales, et le limogeage du sélectionneur, Jorge Vilda, la quasi totalité des joueuses espagnoles championnes du monde à Sydney en août dernier, jugent les changements dans l'organigramme de la fédération "insuffisants" pour qu'elles retrouvent les couleurs de l'équipe nationale. 

La quasi totalité des championnes du monde espagnoles ont poursuivi vendredi leur bras de fer avec leur fédération, en cours depuis le scandale du baiser forcé, conditionnant leur retour en sélection à une refonte en profondeur des instances du football national. 

Des changements insuffisants selon les championnes du monde

"Les changements qui ont eu lieu ne sont pas suffisants pour que les joueuses se sentent dans un endroit sûr, où on respecte les femmes, où on parie sur le football féminin et où nous pouvons donner le meilleur de nous-mêmes", ont écrit 21 des 23 championnes du monde dans un communiqué diffusé notamment par la Ballon d'Or, Alexia Putellas, sur les réseaux sociaux. "Ce qui nous rend le plus fières est de porter le maillot de notre sélection" mais "nous pensons que c'est le moment de lutter pour montrer que ces pratiques n'ont pas leur place dans notre football et dans notre société" et "que la structure actuelle a besoin de changement", ont-elles ajouté dans ce texte signé au total par 39 joueuses.

"Nous le faisons pour que les générations futures puissent connaître un football beaucoup plus égalitaire et à la hauteur de ce que nous méritons", disent-elles encore. Dans le détail, les joueuses de la "Roja" exigent notamment la "restructuration de l'organigramme du football féminin" et "du cabinet de la présidence et du secrétariat général" et "la démission du président" intérimaire de la fédération (RFEF).

Une affaire qui a balayé la fédération espagnole

"Les changements demandés à la RFEF sont basés sur la tolérance zéro à l'égard des personnes qui, au sein de la RFEF, ont eu, incité, caché ou applaudi des attitudes qui vont à l'encontre de la dignité des femmes", insistent-elles. Éclipsant le sacre mondial de la "Roja" féminine à Sydney le 20 août, le baiser forcé du président de la fédération Luis Rubiales à la N.10 Jennifer Hermoso, lors de la remise des médailles, a plongé le football espagnol dans le chaos et déclenché une vague d'indignation internationale.

L'annonce des championnes du monde intervient alors que la fédération avait convoqué à 16h la presse pour la présentation par la nouvelle sélectionneuse Montse Tomé de sa liste de joueuses pour les deux matches de fin septembre en Ligue des nations. Les instances du foot espagnol avaient pourtant affiché leur optimisme ces derniers jours vis-à-vis d'un retour des championnes du monde, en mettant en avant la démission dimanche de Luis Rubiales et le limogeage la semaine dernière du sélectionneur de l'équipe féminine, Jorge Vilda, proche de Rubiales et dont les méthodes étaient contestées.