Une fugueuse radicalisée de 16 ans recherchée par la police

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Une fugueuse radicalisée de 16 ans recherchée par la police
Des policiers à Paris. Image d'illustration.@ MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
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Inès, radicalisée et fichée S, a fugué mardi. Sa mère, qui a alerté la police, est sûre qu'elle a rejoint la Syrie. 

Une jeune de plus en partance pour la Syrie ? Inès, 16 ans, aurait fugué mardi pour rejoindre l'organisation Etat islamique, selon ses parents qui ont aussitôt alerté la police, rapporte BFMTV. L'adolescente, fichée "S", a réussi à échapper à la vigilance de sa famille. Les services de renseignements d'Europe, prévenus par la police française, sont en alerte afin de la retrouver.

Un niqab dans le sac. Mardi, la mère d'Inès l'a autorisé à se rendre au lycée pour voir une amie. La lycéenne a alors emprunté un téléphone portable afin de discuter avec un homme pendant une demie-heure. La mère d'Inès avertit alors directement la police, puis, va récupérer sa fille à l'établissement scolaire. De retour à la maison, Inès s'échappe en sautant par une fenêtre. Pour la mère, aucun doute : Inès veut rejoindre Daech en Syrie. La mère assure avoir vu un niqab dans le sac de sa fille et rapporte que la jeune fille voulait mourir : "c'est ce qu'elle disait".

Testament et itinéraire. Ce n'est d'ailleurs pas la première tentative de fugue d'Inès puisqu'il y a quelques mois, elle avait déjà tenté de passer en Syrie et avait même été entendue par les services de l'anti-terrorisme. Elle avait essayé de se faire envoyer par une de ses connaissances en Belgique un faux passeport et de l'argent. Plus inquiétant, il y a trois semaines, la mère de famille avait retrouvé un testament ainsi qu'un itinéraire dans la chambre de l'adolescente. Inès devait partir de la gare du Nord, à Paris, pour les Pays-Bas avant de quitter le continent avec de faux papiers. Ses parents lui avaient alors confisqué ordinateur et téléphone portable.

"Il fallait l'arrêter". La police, elle, a été impuissante, estime la mère : "il fallait l'arrêter, tout simplement. Il fallait qu'elle soit placée dans une structure fermée. Ils (les policiers, ndlr) nous ont dit qu'ils ne pouvaient pas, qu'il fallait saisir le procureur de la République. Je suis donc rentrée avec [elle] et dès qu'on est arrivés, elle est partie".