Une centaine de familles relogées après l'occupation de l'Hôtel-Dieu à Paris

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Une centaine de familles relogées après l'occupation de l'Hôtel-Dieu à Paris
Jean-Baptiste Eyraud est porte-parole de l'association Droit au logement.@ BERTRAND GUAY / AFP
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Des dizaines de sans-abris et de militants de l'association Droit au logement avaient investi une aile de désaffectée de l'Hôtel-Dieu samedi.

L'association Droit au logement (DAL) a annoncé mercredi être parvenue avec la préfecture d'Ile-de-France à un accord sur le relogement dans l'année de cent ménages, après l'occupation par des sans-abri d'une aile désaffectée de l'Hôtel-Dieu à Paris. "On l'a fait. On n'était pas du tout certain du résultat!", s'est réjoui le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud, interrogé par l'AFP. "C'est une excellente chose. On a l'impression que les pouvoirs publics ne veulent pas rentrer en conflit sur cette question."

"La préfecture de région s'est bien engagée auprès du DAL. Nous travaillons au quotidien pour proposer des lieux et des types d'hébergement pouvant correspondre aux personnes concernées", a indiqué à l'AFP cette collectivité. L'accord conclu mercredi porte sur le relogement de cent ménages reconnus prioritaires pour l'accès à un logement social, dont les 28 ménages, soit 55 personnes, occupant depuis samedi l'Hôtel-Dieu, a précisé Jean-Baptiste Eyraud.

Relogements dans un délai d'un an. Des dizaines de sans-abri et des militants du DAL avaient investi samedi après-midi, au cri de "Un toit, c'est un droit", une aile désaffectée de l'Hôtel-Dieu, dans le centre de Paris, en plein pic de froid. L'Assistance publique - Hôpitaux de paris (AP-HP) n'intentera aucune procédure d'expulsion, alors que les sans-abri y vivant actuellement seront progressivement envoyés dans des hébergements provisoires, avant d'être relogés définitivement.

Quelques heures après l'initiative parisienne du DAL, l'AP-HP avait annoncé samedi soir ouvrir des places d'urgence à l'Hôtel-Dieu "sans attendre le déclenchement du plan grand froid" alors que la France connaissait, sur une large moitié nord, un pic de froid. Les relogements se feront "dans un délai d'un an", selon l'association.