Des militants de Greenpeace déploient une banderole anti-FN à la tour Eiffel

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Des militants de Greenpeace déploient une banderole anti-FN à la tour Eiffel
Ils sont au moins six militants Greenpeace à s'être harnachés à la Tour Eiffel.
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Cette action menée à deux jours du deuxième tour vise à "mettre en garde contre le projet de Marine Le Pen", a expliqué le directeur de Greenpeace France.

Plusieurs militants Greenpeace se sont suspendus à la tour Eiffel vendredi pour y déployer une banderole anti-Front national sur laquelle est écrit : "Liberté, égalité, fraternité #Resist."

Action de Greenpeace à la tour Eiffel

© Capture d'écran BFM


30 mètres sur 10. Outre la devise de la République française, la banderole de 30 mètres sur 10 porte le nom de l'organisation environnementale et la mention #resist, en lettres noires sur fond jaune. Elle est suspendue entre deux piliers de la tour, sous le premier étage. Cette action menée à deux jours du deuxième tour de la présidentielle vise à "mettre en garde contre le projet de Marine Le Pen et ce qu'il représente comme risques pour les associations et au-delà", a déclaré à la presse Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.



"Un monde écologique, en paix". "Liberté, égalité, fraternité : il est plus qu'urgent de défendre ces valeurs, particulièrement menacées par le Front national", a dit Jean-François Julliard. "Les défendre est indispensable pour mener à bien notre combat environnemental", a-t-il ajouté. "Greeenpeace s'inquiète de ces temps de résurgence des nationalismes, en Turquie, en Hongrie et des risques de restriction de la liberté d'association. C'est dans notre mission de nous y opposer", a déclaré Jean-François Julliard. "Un monde écologique, en paix, passe par (la nécessité de) s'opposer à tout ça", a-t-il dit. En janvier dernier, des militants Greenpeace avaient suspendu une banderole "Resist" près de la Maison-Blanche pour dénoncer la politique environnementale, sociale, économique et d'éducation de Donald Trump.

Trois interpellations. Des fonctionnaires de police, des sapeurs-pompiers du groupe de recherche et d'intervention en milieu périlleux et des policiers du groupe d'escalade se sont immédiatement rendus sur place, précise un communiqué de la Préfecture de Police de Paris. Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue au commissariat du 7ème arrondissement de Paris. À 9h30, une intervention est toujours en cours pour extraire les autres militants. "Un filet de protection a été dégradé par l'action des militants."