Un palace cannois déclare la guerre aux goélands... avec des rapaces

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Un palace cannois déclare la guerre aux goélands... avec des rapaces
Il arrive que les goélands chipent la nourriture des clients du palace.@ MARCEL MOCHET / AFP
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Le Martinez à Cannes en a assez des goélands qui picorent dans les assiettes de ses convives. Pour les chasser, le palace a décidé de recourir à une méthode originale.

Pour protéger ses terrasses des goélands qui piochent sans vergogne dans les assiettes, le Martinez, l'un des grands palaces de Cannes, fait appel à un escadron... de rapaces.

Les rapaces à l'attaque. En plein festival de Cannes, Tsunga, cinq ans, pelage brun et bec jaune crochu, est perchée sur le gant de cuir de Christophe Puzin, fauconnier professionnel. La bête, majestueuse au bord de la piscine du somptueux bâtiment Art Déco de la Croisette, est l'une des cinq buses de Harris qui veille sur les lieux. Les rapaces sont "envoyés en attaque contre les goélands. La journée, lors des petits déjeuners, déjeuners et dîners, on est en surveillance pour qu'aucun goéland ne vienne se poser sur les tables", explique Christophe Puzin.

Eviter des micro-drames. Pour l'hôtel, les rapaces sont une solution écologique au délicat problème des mouettes qui se sont habituées à la présence humaine et à venir chercher pitance sur ses terrasses. Une mouette qui renverse un verre de vin sur la robe d'une célébrité qui doit monter le tapis rouge, et c'est la catastrophe... "Un goéland qui vient prendre l'entrecôte du client, oui, ça s'est vu. Et d'autres qui viennent picorer les cacahuètes, ou autre chose, ça s'est vu", témoigne le directeur général de l'hôtel, Alessandro Cresta.

Une méthode écologique. Les rapaces sont dressés pour survoler l'hôtel, à une altitude d'environ 150 mètres. "Les oiseaux voient leur prédateur naturel et comprennent qu'il y a quelqu'un de nouveau qui est arrivé et qui prend possession de l'espace, et donc ça les fait bouger ailleurs", se réjouit-il. "Aucun risque qu'un des oiseaux de fauconnerie attaque ou agresse un être humain, parce que pour eux on est quand même leurs amis, on les nourrit, on prend soin d'eux", veut rassurer le fauconnier, Christophe Puzin. Et puis, tout compte fait, "on est des proies un peu trop grosses pour eux".