Grève des taxis, des contrôleurs aériens et des fonctionnaires : Valls lance une concertation

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Grève des taxis, des contrôleurs aériens et des fonctionnaires : Valls lance une concertation
Les taxis bloquent depuis mardi matin les abords des aéroports franciliens.@ THOMAS SAMSON / AFP
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PROTESTATIONS - 2.100 taxis ont manifesté, mardi à Paris. Des incidents ont eu lieu sur le périphérique. 24 personnes ont été interpellées. 

L'ESSENTIEL

Mardi noir dans toute la France. A l'appel des représentants syndicaux des enseignants, des agents de la fonction publique mais aussi des contrôleurs aériens et des chauffeurs de taxisune grande journée de mobilisation a largement impacté le fonctionnement des transports et des établissement scolaires. 

Les principales infos à retenir :

  • 24 personnes ont été interpellées après les manifestations des taxis

  • Manuel Valls annonce l'ouverture d'une concertation 

  • Plusieurs milliers de fonctionnaires ont manifesté partout en France

Grève des taxis : des incidents et 24 interpellations. Les manifestations d'un millier de chauffeurs de taxis contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) ont donné lieu mardi matin à plusieurs incidents à Paris. Un manifestant a été blessé à l'aéroport d'Orly par une navette et le périphérique a été bloqué de longues minutes au niveau de la Porte Maillot, nécessitant l'intervention des CRS. La police a procédé à 24 interpellations au total et 14 personnes ont été placées en garde à vue.

Taxis-3

Un accident à Orly : un manifestant blessé. Selon la préfecture de police, 2.100 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation, notamment à Orly où quelques dizaines de manifestants ont organisé un filtrage sur une autoroute voisine en installant des plots sur la chaussée, ne laissant passer que les taxis en grève.

Peu après 7h, une navette a forcé le passage et percuté un manifestant qui a été blessé à la jambe. Les autres manifestants ont frappé aux vitres du minibus et forcé ses passagers à en descendre. Le conducteur de la navette a été interpellé puis entendu par la police à Orly. La victime souffre d'une "blessure au tibia-péroné".

Manuel Valls condamne les violences. La réaction du Premier ministre ne s'est pas fait attendre après ces débordements. "Il y a un droit de manifester. Il faut le respecter, même dans cette période d'état d'urgence. Mais les violences sont inadmissibles, aucune cause ne peut justifier une telle violence", a-t-il déclaré peu avant 12h. Après avoir reçu une délégation de chauffeurs de taxi à Matignon, le Premier ministre a également annoncé l'ouverture d'une concertation et la nomination d'un médiateur

Et en Province ? Tôt dans la matinée de mardi, des automobilistes ont fait état de bouchons sur l'A7 et L'A50. A Nantes, Grenoble et Lyon, des rassemblements ont été organisés tout au long de la journée. A Strasbourg, les taxis ont manifesté mais... en restant gratuits entre 7h et 18h.

Orly

Un vol sur cinq annulé. En raison d'un préavis de grève des contrôleurs aériens, un vol sur cinq a été annulé mardi dans les aéroports français. Air France a été en mesure "d'acheminer l'intégralité de ses clients sur le réseau long-courrier" et "d'assurer plus de 80% de ses vols court et moyen-courriers" en France et en Europe. Cependant, des retards et des annulations de dernière minute ont émaillé cette journée assez particulière dans les aéroports. De son côté, EasyJet a été obligé d'annuler 35 vols essentiellement nationaux mais aussi à destination ou en provenance de la Suisse, de l'Italie et de l'Espagne. 

Fonctionnaires-en-grève

Plusieurs milliers de manifestants à Paris et en province. Côté fonction publique (5,6 millions d'agents), les premières manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes sur les 110 à 120 cortèges prévus en France, parmi lesquelles les enseignants, mobilisés contre la réforme du collège. Des rassemblements par secteur professionnel ont eu lieu à Paris, devant le ministère de la Santé et près de l'Assemblée nationale. Les fonctionnaires ont manifesté contre le gel, depuis 2010, du point d'indice (4,63 euros) qui sert à calculer leur salaire.