Terrorisme: 101 personnes arrêtées depuis janvier

  • A
  • A
Terrorisme: 101 personnes arrêtées depuis janvier
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Partagez sur :

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, 15 projets d'attentats ont été déjoués depuis 2013.

15 projets d'attentas déjoués. Depuis le début de l'année, 101 personnes "en lien direct avec le terrorisme" ont été arrêtées, a déclaré la ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une interview à paraître dans les quotidiens du groupe Ebra vendredi, six mois après les attentats de novembre à Paris. "Nous faisons tout pour protéger les Français, mais la menace est toujours très élevée", a déclaré le ministre, rappelant que 15 projets d'attentats ont été déjoués depuis 2013. "Au niveau européen, en grande partie grâce à l'impulsion de la France, les choses avancent", a dit Bernard Cazeneuve: "outre l'étroit travail de coordination policière et judiciaire franco-belge qui a permis les récentes arrestations, le Parlement européen a enfin adopté le PNR ("Passenger Name Record", registre des données des passagers aériens, NDLR) qui permettra de mieux détecter les mouvements des djihadistes".

33 millions de personnes contrôlées. Par ailleurs, les contrôles renforcés aux frontières se poursuivent et "depuis six mois, 33 millions de personnes ont été contrôlées dans les deux sens sur l'ensemble de nos frontières, et 17.500 individus n'ont pas été admis sur le sol français", a-t-il ajouté. Au sujet des événements organisés en France, comme l'Euro-2016 (10 juin-10 juillet), "nous les entourons d'une mobilisation exceptionnelle pour assurer le plus haut niveau de sécurité possible. C'est une des raisons pour lesquelles nous prolongeons l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet, c'est-à-dire après la fin de l'Euro de football et du Tour de France", a justifié M. Cazeneuve.

40 millions d'euros supplémentaires. Lundi, le Premier ministre Manuel Valls a présenté un plan renforcé de lutte contre le jihadisme, qui met en particulier l'accent sur la prise en charge des personnes "radicalisées" avec la création dans chaque région française d'un "centre de réinsertion". Le premier ouvrira cet été en Indre-et-Loire, avec des jeunes volontaires. Pour financer ces nouvelles mesures, une enveloppe de 40 millions d'euros supplémentaires est prévue d'ici 2017, avec notamment la création d'une cellule de coordination de l'action des préfets, des collectivités locales et des associations.