Selon son avocat, Murielle Bolle s'est "beaucoup exprimée" face à son cousin

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Le conseil du témoin-clé dans l'affaire Grégory s'est satisfait de l'attitude de sa cliente, qui a maintenu sa position face aux accusations de son cousin, vendredi lors d'une confrontation. 

REACTION

Les enquêteurs en attendaient beaucoup, mais le face-à-face à tourné court. Trente-trois ans après le meurtre de Grégory Villemin, Murielle Bolle, témoin-clé du dossier, était confrontée à son cousin devant les juges, vendredi. Fin juin, le témoignage de cet homme était l'un des éléments qui avaient relancé l'affaire : il avait expliqué avoir vu Murielle Bolle se faire maltraiter par sa famille pour que la jeune fille retire ses accusations contre Bernard Laroche, alors inculpé du meurtre de l'enfant, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne. Face à lui, la femme de 48 ans, mise en examen et écrouée, a au contraire, maintenu avoir changé sa version des faits spontanément. 

"Elle a enfin parlé". "Murielle Bolle a été très active, elle a enfin parlé, elle s'est beaucoup exprimée", a salué après la confrontation Christophe Ballorin, l'un de ses avocats. "Surtout, elle a fait observer quelque chose qui nous semble extrêmement important : le 6 novembre 1984, elle a été entendue par le juge Lambert et jamais le juge Lambert n'a noté la moindre ecchymose, alors que le cousin prétend qu'elle aurait été frappée au visage."

"Le mythomane a encore frappé". Pour l'avocat, le cousin est ainsi "totalement décrédibilisé" face à ses contradictions. L'homme "qui, aujourd'hui,a soit refusé de répondre aux questions qui lui étaient posées par nos soins, soit ne se souvenait plus si c'était le 5 ou le 6 novembre", "prend des médicaments et que peut-être pour cette raison, il ne se souvient plus précisément". "Comment, dès lors, lui accorder le moindre crédit ?", interroge Me Ballorin. "On a l'impression que c'est un recyclage d'informations qu'il a tiré des médias. Le mythomane a encore frappé."