Selon son avocat, le cousin de Murielle Bolle est "déçu" de sa confrontation

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"Il pensait simplement que, d'humain à humain, il pourrait y avoir une vérité qui puisse émerger subitement", assure le conseil du cousin.

Chacun a maintenu sa version des faits. Vendredi, Murielle Bolle, témoin-clé de l'affaire Grégory, a été confrontée devant les juges à son cousin, dont le témoignage constitue l'un des piliers de l'incroyable rebondissement que connaît le dossier ces derniers mois.

L'homme affirme que sa cousine a été rouée de coups par sa famille en novembre 1984, et ainsi poussée à retirer son témoignage incriminant Bernard Laroche, alors inculpé du meurtre de l'enfant de quatre ans. Une version farouchement niée par la principale intéressée, mise en examen et écrouée dans cette affaire. 

"En dépit de la réalité". Vendredi, le cousin de Murielle Bolle a "évidement a réitéré l'ensemble de ses déclarations, a donné même quelques détails qu'il n'avait pas donnés jusqu'à maintenant sur la connaissance particulière qu'il avait de la famille Bolle, sur l'épisode qu'il relate du 5 novembre",  a précisé son avocat, Christophe Tymoczko, à l'issue de la confrontation. "Celle-ci, de son côté, est restée sur ses précédentes dénégations et continue à affirmer, en dépit de la réalité, qu'elle ne le connaît pas plus que cela", a-t-il déploré.


"Un retour sur le passé". Selon le conseil, l'homme est aujourd'hui "extrêmement déçu". "En effet, il pensait simplement que, d'humain à humain, il pourrait y avoir une vérité qui puisse émerger subitement. Il espérait que celle-ci soit peut-être plus à même de faire ce que lui a effectué, c'est à dire un retour sur le passé, sans pression, sans manipulation." Et de conclure : "Je crois que dans ce dossier,  on ne peut pas dire aujourd'hui que ça serait mon client qui serait forcément le menteur, et en face une personne qui nous dirait toute la vérité."