Schiappa : tout ce qui permet de parler du harcèlement est "une bonne méthode"

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Schiappa : tout ce qui permet de parler du harcèlement est "une bonne méthode"
@ Bertrand GUAY / AFP
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Alors que de nombreuses femmes témoignent sur les réseaux sociaux du harcèlement et des agressions sexuelles qu'elles ont pu subir, d'autres dénoncent des méthodes de délation.

La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a estimé mardi que "tout ce qui peut permettre aux femmes de parler est une bonne méthode", en réaction à l'appel à dénoncer le harcèlement sexuel au travail lancé ce week-end sur Twitter.

"L'essentiel, c'est le fond de ce qu'elles disent". "Il faut se garder de dire aux femmes comment elles devraient parler ou ne pas parler, parce que ce n'est pas là l'essentiel. L'essentiel, c'est le fond de ce qu'elles disent et je comprends qu'être derrière un écran soit plus facile pour dire des choses qui sont extrêmement dures à verbaliser", a déclaré Marlène Schiappa sur Public Sénat. 

De nombreux témoignages. Un appel à dénoncer le harcèlement sexuel au travail sous le hashtag #balancetonporc a donné lieu depuis ce week-end à de multiples témoignages visant des agresseurs quasi-exclusivement anonymes, dans la foulée du scandale Weinstein aux États-Unis. Le hashtag a été tweeté 146.000 fois ces dernières 24 heures. L'appel a été lancé vendredi par une journaliste, qui pour montrer l'exemple, a elle-même relaté des propos tenus par un ancien patron en citant son nom.

"Twitter, c'est déjà un premier pas". "Bien évidemment Twitter ça ne remplace pas un tribunal, une action en justice, mais c'est déjà un premier pas". Cela "peut être un pas majeur pour beaucoup de femmes", a estimé la secrétaire d'État. "J'ai l'impression que pour l'instant, d'après ce que j'observe, il n'y a pas de dérives, d'après ce que j'en ai vu en tout cas", a-t-elle ajouté. "La justice peut faire son travail", a-t-elle souligné. "D'abord d'une part quand les femmes décident de déposer des plaintes pour les faits qu'elles dénoncent" et d'autre part, "si diffamation il y a, il y aura un procès".