Saint-Etienne-du-Rouvray : "sidéré devant ce drame impensable, cette folie meurtrière"

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C'est depuis les JMJ à Cracovie que l'évêque de Pontoise, Monseigneur Lalanne, a appris l'horreur qui s'est déroulée à Saint-Etienne-du-Rouvray.

INTERVIEW

"Ça a d'abord été un bouleversement intérieur". Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise et membre du conseil permanent de la conférence des évêques de France, a appris l'assassinat du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, depuis les JMJ à Cracovie, en Pologne.

"Que de contrastes". Le choc a été immense. "J’ai été rejoindre les 450 jeunes de notre diocèse du Val-d’Oise. Nous étions complètement abasourdis, sidérés devant ce drame impensable, cette folie meurtrière", a confié Monseigneur Lalanne, sur Europe 1 mercredi matin. Au fur et à mesure que les heures s'écoulaient après le drame de Saint-Etienne-du-Rouvray, une autre réflexion a habité l'esprit de l'évêque de Pontoise. "Je me disais : 'que de contrastes'. Ce pauvre homme de 86 ans qui a toujours donné sa vie aux autres, et la violence inouïe" de l'attaque, a-t-il souligné. C'est aussi le lieu choisi par les assaillants qui heurte violemment Monseigneur Lalanne. Jacques Hamel a été tué en plein office, dans son église. L'évêque y voit "une force symbolique" du contraste car "l'église est un lieu de paix, de communion".

La solidarité entre religions. Dans ce drame, Mgr Stanislas Lalanne peut compter sur le soutien de nombreux représentants religieux. "Je suis frappé par tous les messages que j’ai reçus de présidents de mosquées, de communautés juives. Au-delà des questions confessionnelles, on a à travailler les uns les autres pour un monde plus fraternel, un monde de dialogue", prône-t-il.

Mardi soir, le Premier ministre Manuel Valls affirmait que le groupe Etat islamique voulait créer une "guerre des religions". Un constat que partage le prêtre. "Mais ils (les combattants de Daech, ndlr) se trompent de combat", assure-t-il. "Quand je vois les liens que nous avons au plan national ou local, il y a entre nous (les différents communautés confessionnelles de France, ndlr) une détermination et une union pour que la non-violence soit assurée".