Près de 7.000 "réfugiés climatiques" de St-Barth et St-Martin après Irma

  • A
  • A
Près de 7.000 "réfugiés climatiques" de St-Barth et St-Martin après Irma
2.500 de ces réfugiés ont quitté leur île pour rejoindre la métropole.@ HELENE VALENZUELA / AFP
Partagez sur :

2.500 habitants de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont trouvé refuge en métropole, 3.500 en Guadeloupe et 800 en Martinique, après l'ouragan Irma.

Près de 7.000 habitants de Saint-Barthélemy et Saint-Martin se retrouvent réfugiés en Guadeloupe, Martinique et dans l'Hexagone, après l'ouragan Irma, a indiqué jeudi le ministère des Outre-mer. La ministre des Outre-mer Annick Girardin a précisé mercredi soir, à l'issue d'un comité interministériel pour la reconstruction des deux îles dévastées par l'ouragan, que 2.500 d'entre eux étaient arrivés dans l'Hexagone, et 1.700 passés par les dispositifs d'accueil mis en place. Aux Antilles, 3.500 personnes ont trouvé refuge en Guadeloupe, et 800 en Martinique, a indiqué le ministère.

Des réfugiés rentrés chez eux. Les premières estimations faisaient état de 7.000 à 8.000 "réfugiés". Certains sont depuis rentrés dans leur île. Parmi ceux arrivés en métropole, 176 ont été orientés vers des hébergements d'urgence. Et 200 personnes, réfugiées dans leur famille dans un premier temps, sont revenues vers les services de l'État et ont demandé à être pris en charge. "Au total, environ 400 personnes sinistrées sont à la recherche d'un logement", a précisé Annick Girardin, assurant que "tous ceux qui solliciteront un accompagnement seront accompagnés".

Des sinistrés toujours en quête de logement. Certaines de ces familles, hébergées dans des hôtels de Paris et banlieue, se sont plaintes début octobre d'avoir été abandonnées. Pris en charge par un opérateur agréé, "France horizon", ces familles devaient, pour celles qui le souhaitaient, être relogées "dans un centre d'hébergement unique dans lequel les enfants pourront être scolarisés", avait dit le 6 octobre le ministère de la Cohésion des Territoires. "On ouvrira des classes sur place et nous ferons un bilan complet et un accompagnement spécifique de chaque famille de manière à prendre en compte leur difficulté, leur besoin, mais aussi leur projet d'avenir parce qu'il faut pouvoir les accompagner sur la durée", a-t-elle assuré. Cet accompagnement se fera "dans les deux mois à venir".