Plainte de professionnels du tourisme et de l'immobilier contre les plateformes de location

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Plainte de professionnels du tourisme et de l'immobilier contre les plateformes de location
La plainte vise les pratiques des plateformes de location de meublés, telles que Airbnb ou Abritel/HomeAway.@ AFP
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Près de 800 professionnels de l'hôtellerie et de l'immobilier sont décidés à dénoncer la "concurrence déloyale" des plateformes de location de meublés.

Un total de 800 professionnels de l'hôtellerie et de l'immobilier, décidés à dénoncer la "concurrence déloyale" des plateformes de location de meublés, ont annoncé avoir déposé lundi une plainte au parquet de Paris, avec constitution de partie civile.

Airbnb et Abritel visés. Le recours, qui émane de représentants des associations AhTop, GNI-Synhorcat ainsi que de Fnaim, SNPI et Unis, fait suite à une plainte simple datant de novembre 2015. La plainte vise les pratiques des plateformes de location de meublés, telles que Airbnb ou Abritel/HomeAway. "Nous avons déposé cet après-midi (lundi après-midi) une plainte contre X avec constitution de partie civile, et demandé que soit nommé un juge d'instruction", a affirmé Me Guillaume Navarro, l'avocat des 800 professionnels concernés.

Violation de la loi Hoquet. Contactée par l'AFP, la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a confirmé le dépôt de cette plainte. Les professionnels dénoncent une "violation de la loi Hoguet sur l'activité immobilière, dans la mesure où les plateformes ont un rôle d'intermédiaire entre loueurs et locataires sans pour autant détenir de carte professionnelle, le fait qu'il n'y ait pas d'immatriculation obligatoire comme c'est le cas pour les agents de voyages ou encore la méconnaissance des règles applicables aux activités d'assurances".

Une "politique commerciale agressive". Ils dénoncent aussi des "pratiques commerciales trompeuses des plateformes, qui, pour attirer un maximum d'utilisateurs, adoptent une politique commerciale agressive". Cette plainte "met en exergue le fait que l'activité de ces nouveaux acteurs économiques est à plusieurs titres en infraction avec la réglementation applicable", selon le cabinet Gide.

"Nous ne sommes pas du tout contre ces plateformes. Nous espérons que la France accueille 130 millions de visiteurs à horizon 2030, il est donc nécessaire d'avoir une offre d'hébergements développée et adéquate mais nous demandons une équité avec ces plateformes, pour une saine concurrence, avec la garantie de la transparence pour le consommateur", explique Jean-Bernard Falco, président fondateur de l'Ahtop, association qui regroupe 30.000 professionnels du secteur touristique.

Contacté par l'AFP, Airbnb n'avait pas réagi lundi après-midi.