Pierre Chasseray, 40 millions d'automobilistes : "Aujourd'hui, les radars automatiques sont un impôt"

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Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, accuse l'État d'avoir instauré un impôt à travers les radars, qui ont rapporté 1,8 milliards d'euros en 2016.

INTERVIEW

"En France, on fait fausse route quand on parle de sécurité routière." Le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes a dénoncé sur Europe 1 la politique des radars automatiques mise en place par l’État. Dans une note de la Cour des comptes, dévoilée samedi par Le Parisien, on apprend que les radars rapportent de plus en plus à l’État (1,8 milliards d'euros en 2016) mais n’ont pas pour autant permis de réduire la mortalité sur les routes

Pierre Chasseray, invité d'Europe Soir, pointe du doigt notamment les amendes qui concernent les petits excès de vitesse, compris entre 1 et 9 km/h au dessus de la vitesse autorisée. "On est quasiment le seul pays européen à sanctionner ces petits excès de vitesse. Et cela n’a aucune incidence à terme sur la sécurité routière", juge-t-il. 

"Une erreur de vouloir taper sur tout le monde". Pour Pierre Chasseray, la note de la Cour des comptes signe l’échec de la politique des radars mise en place par la France. "Au début des années 2000, on avait encore un problème de vitesse pour certains automobilistes… Mais tout ça a été vite réglé, et on n’avait pas forcément besoin du radar. C’était une des solutions mais pas LA solution", plaide-t-il. "La France a fait cette erreur de vouloir taper sur tout le monde (…) Une erreur qui occasionne ce chiffre faramineux du montant des amendes", accuse encore Pierre Chasseray. 

Et de conclure que l'État taxe ainsi les citoyens d'un nouvel impôt à travers les radars automatiques : "Quand on prend de l’argent sur les radars et qu’on le réaffecte directement au désendettement de l’État, et bien ça s’appelle un impôt. Aujourd’hui, les radars sont un impôt."