Nucléaire/Anomalies au Creusot : Greenpeace demande l'arrêt des installations concernées

  • A
  • A
Nucléaire/Anomalies au Creusot : Greenpeace demande l'arrêt des installations concernées
Dans l'usine du Creusot. Image d'illustration.@ JEFF PACHOUD / AFP
Partagez sur :

L'ONG demande aussi que la liste des pièces concernées par les anomalies soit rendue publique.

Greenpeace a demandé jeudi la publication de la liste des installations nucléaires concernées par les anomalies dans les contrôles de fabrication détectées à l'usine d'Areva au Creusot en Saône-et-Loire. L'ONG souhaite leur arrêt immédiat jusqu'à la levée des doutes sur leur sûreté.

Pas de danger, selon Areva.Areva avait annoncé fin avril que des "anomalies" avaient été détectées dans le suivi des processus de fabrication d'équipements au sein de son usine du Creusot. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ces irrégularités consistent en "des incohérences, des modifications ou des omissions dans les dossiers de fabrication" et concernent environ 400 pièces, dont une cinquantaine seraient en service sur le parc nucléaire français. Ces anomalies ne remettent pas en cause l'intégrité des composants nucléaires forgés sur place, a assuré le groupe nucléaire.

Rendre publique la liste des pièces concernées. Mais c'est insuffisant pour Greenpeace. "Il est impossible aujourd'hui de préjuger de bons résultats", affirme l'ONG dans une note, estimant que les anomalies sont susceptibles de porter "une grave atteinte à la sûreté" et réclamant "un contrôle indépendant et transparent". Jugeant que "seul un réexamen technique des pièces concernées peut permettre de (...) lever" les doutes sur la conformité des pièces, Greenpeace a demandé que la liste des pièces concernées soit rendue publique "ainsi que le détail des documents incriminés".

"Contrôler" les pièces incriminées. Greenpeace demande aussi que, "dès publication de la liste des installations concernées, celles-ci soit immédiatement stoppées en attendant qu'un premier examen permette d'identifier les contrôles à effectuer, et les démonstrations complémentaires à apporter, afin de lever les doutes sur la qualité de toutes les pièces incriminées", a-t-elle ajouté.