Notre-Dame-des-Landes : les pro-aéroport prêts au bras de fer juridique avec l'Etat

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Philippe Grosvalet, partisan du transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, assure jeudi sur Europe 1 qu'il attaquera l'Etat en justice si le projet est abandonné.

Les médiateurs mandatés par le gouvernement pour se pencher sur le projet contesté d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, s'intéressent à une alternative à l'aéroport. Ils ont commandé des études portant sur une adaptation de l'actuel aéroport de Nantes. De quoi inquiéter les partisans du projet de transfert. C'est le cas de Philippe Grosvalet, le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique. Il explique jeudi que si le projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes est abandonné, il attaquera l'Etat en justice.

"Le président n'est pas au dessus des lois". "Si le président de la République décidait de ne pas poursuivre dans cette voie. Nous serions face à un conflit sans précédent. 270.000 habitants de mon département se sont exprimés en faveur de cet aéroport", souligne-t-il, faisant référence au référendum organisé en 2016 dans le département autour de ce sujet épineux. Le "oui" au transfert l'avait emporté avec 55,17% des voix. "Le président de la République n'est pas au-dessus des lois. Et s'il prenait la mauvaise décision, nous la contesterions devant toutes les juridictions."

"Ce projet doit se faire". "Ce n'est pas une menace", ajoute Philippe Grosvalet. "Mais je pense qu'il faut que le président de la République entende la voix des habitants de ce territoire. Je le dis haut et fort, ce projet doit se faire, il se fera et au-delà même du mandat du président de la République actuel."