Les parents du policier tué tiennent bon "pour les enfants"

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Les parents du policier tué tiennent bon "pour les enfants"
Une photo de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider lors de leurs obsèques le 20 juin dernier.@ SYLVAIN THOMAS / AFP
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Le père de Jean-Baptiste Salvaing, officier de police tué devant chez lui le 13 juin dernier, s'est livré dans un entretien publié mardi dans Le Parisien.

"Chaque jour, on essaie d'avancer". Voilà à quoi ressemble le quotidien de Jean-Paul Salvaing, père du policier abattu à Magnanville le 13 juin dernier par un homme se revendiquant de l'organisation Etat islamique. Ce grand-père, qui a récupéré la tutelle provisoire du plus jeune des deux petits-enfants touchés par ce drame, s'est confié dans les colonnes du Parisien de mardi.

"Très difficile". "C'est très difficile de faire notre deuil mais nous tenons bon pour les enfants", explique le grand-père. Hugo, 11 ans (né d'un 1er mariage) et Matthieu, 3 ans, bénéficient "d'un suivi psychologique qui les aide beaucoup". Le premier, qui a encore sa mère, a été "touché" par sa rencontre avec le footballeur Antoine Griezmann lors de l'Euro 2016. Le deuxième, orphelin puisque sa mère Jessica Schneider a été tuée en même temps que Jean-Baptiste Salvaing, "vit avec nous" à Pézenas dans l'Hérault "depuis qu'il a quitté l'hôpital", indique l'aïeul, qui "a bon espoir" d'obtenir en septembre la tutelle définitive de son petit-fils.

Une faute "collective". Concernant l'enquête en cours et les failles possibles des renseignements, Jean-Paul Salvaing, très digne, ne veut pas de polémique : "cela ne sert à rien de ressasser ce qui s'est passé". "Nous accepterons les conclusions de l'enquête et de la justice. De toute manière, cela ne nous ramènera pas notre fils", ajoute-t-il. Quant aux responsabilités, plutôt que d'accuser "le politique, le journaliste ou le musulman", le grand-père en deuil préfère penser que "chacun d'entre nous est un peu responsable" et doit "faire son mea culpa". Selon lui, "pour en arriver à de telles extrémités, c'est que notre société a collectivement laissé passer quelque chose".