Le plan Vigipirate adapté aux vacances d'été jusqu'au 4 septembre

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Le plan Vigipirate adapté aux vacances d'été jusqu'au 4 septembre
Les mesures du plan Vigipirate sont adaptées pendant l'été jusqu'au 4 septembre.@ IAN LANGSDON / POOL / AFP
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Gares, aéroports, lieux de villégiature estivaux, ou encore festivals devraient voir leurs effectifs de surveillance renforcés jusqu'au 4 septembre.

Les mesures de sécurité anti-attentat du plan Vigipirate sont adaptées jusqu'au 4 septembre afin de tenir compte des déplacements des Français durant la période d'été, a annoncé l'exécutif jeudi à l'issue du Conseil des ministres. "Les axes d'efforts portent sur la protection accrue des zones touristiques, des moyens de transports et des lieux d'affluence", est-il indiqué dans le communiqué de compte-rendu du Conseil des ministres, sans plus de détails. Gares, aéroports, lieux de villégiature estivaux, ou encore festivals et rassemblements touristiques devraient donc voir leurs effectifs de surveillance renforcés.

Du 23 juin au 4 septembre. "La nouvelle posture Vigipirate 'Été 2017' sera effective dès le 23 juin jusqu'à la rentrée scolaire, le 4 septembre prochain", selon cette communication faite par le Premier ministre Édouard Philippe lors de la réunion de l'exécutif à l'Elysée. Comme c'est déjà le cas actuellement, le niveau "sécurité renforcée - risque attentat", le deuxième niveau sur les trois que comporte le plan, est maintenu pour la période des congés estivaux sur tout le territoire. Cette nouvelle adaptation temporaire de Vigipirate succède en réalité à une autre : celle qui prévalait depuis plusieurs mois, durant la période de campagne présidentielle puis des législatives.

Définir l'organisation des forces de l'ordre. La "posture" Vigipirate définit l'organisation des forces de sécurité contre le risque d'attentats, qui regroupe actuellement, outre les forces de l'ordre (police, gendarmerie), l'opération militaire Sentinelle (7.000 à 10.000 hommes mobilisés) ainsi que des réservistes de la garde nationale. Quelques jours après un attentat manqué sur les Champs-Élysées, le gouvernement a également présenté jeudi lors du Conseil des ministres un projet de loi antiterroriste destiné à sortir de l'état d'urgence mais qui suscite une levée de boucliers des défenseurs des libertés publiques.